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  <title>Initiatives pour une démocratie participative</title>
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  <description>LA DEMOCRATIE PARTICIPATIVE.

Introduit récemment comme element centrale de la campagne de Ségolène Royale pour les présidentielles 2007. La démocratie participative est devenu un enjeu électoral. Indépendamment, de cette échéance électorale à court terme, et pour donner un sens à concret à la démocratie participative, il devient nécessaire de se ré approprier l'initiative, en créant des comités de propositions et d'élaborations de politiques sociales et économiques et redonner la parole aux populations qui ne se retrouvent plus dans les différentes composantes politiques qui ont déçus en n'appliquant pas leurs promesses électorales ou en ne répondant pas aux demandes légitimes des électeurs qui peuvent se résumer par un droit a obtenir un emploi stable et rémunérateur, un logement, un service public pour tous. Mais, l'application d'une démocratie participative doit aussi permettre de rassembler et d'exprimer de nombreuses aspirations et réalisations directes des administrés. L'ensemble de ses variables s'étant régulièrement dégradées depuis une dizaine d'années, la démocratie participative dont les premières applications médiatisées ont été introduites en région Poitou-Charente devraient représenter un lieu de rassemblement des initiatives individuelles et collectives, un lieu de collecte des cahiers de doléances....</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Fri, 08 Jan 2010 19:48:40 +0100</pubDate>
  <copyright>copyleft</copyright>
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    <title>Forum Social Mondial de Porto Alegre.</title>
    <link>http://blog.democraties-participatives.org/post/2007/05/10/Forum-Social-Mondial-de-Porto-Alegre</link>
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    <pubDate>Thu, 10 May 2007 21:58:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>pierre</dc:creator>
        <category>Forum Social Mondial de Porto Alegre.</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.democraties-participatives.org/public/porto_alegre.jpeg&quot; alt=&quot;porto_alegre.jpeg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt; En tant que forces sociales venant du monde
entier, nous nous sommes réunis ici au Forum Social Mondial de Porto Alegre.
Syndicats et ONG, mouvements et organisations, intellectuels et artistes, nous
construisons ensemble une grande alliance afin de créer une société nouvelle,
loin de la logique actuelle qui ne valorise que le marché et l’argent.
http://www.france.attac.org/spip.php?article552&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Appel de Porto Alegre pour les prochaines mobilisations&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tant que forces sociales venant du monde entier, nous nous sommes réunis
ici au Forum Social Mondial de Porto Alegre. Syndicats et ONG, mouvements et
organisations, intellectuels et artistes, nous construisons ensemble une grande
alliance afin de créer une société nouvelle, loin de la logique actuelle qui ne
valorise que le marché et l’argent. Davos symbolise la concentration des
richesses, la globalisation de la pauvreté et la destruction de notre planète.
Porto Alegre symbolise la lutte et l’espoir d’un monde nouveau possible, où
l’être humain et la nature sont au centre des préoccupations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous faisons partie d’un mouvement en pleine croissance depuis Seattle. Nous
défions les élites et leurs procédés antidémocratiques, représentés au Sommet
Économique de Davos. Nous venons pour partager nos combats, pour échanger nos
expériences, renforcer notre solidarité et manifester notre refus radical des
politiques néo-libérales de la globalisation actuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes des femmes et des hommes : paysannes et paysans,
travailleuses et travailleurs, salariés, étudiants, chômeuses et chômeurs,
peuples indigènes et noirs, venant du Nord et du Sud, engagés dans la lutte
pour les droits des peuples, pour la liberté, la sécurité, l’emploi et
l’éducation. Nous sommes contre l’hégémonie du capital, la destruction de nos
cultures, le monopole du savoir, les médias de masse, la dégradation de la
nature et de la qualité de vie causée par les corporations multinationales et
les politiques antidémocratiques. L’expérience de la démocratie participative,
comme à Porto Alegre, démontre que des alternatives concrètes sont possibles.
Nous réaffirmons la suprématie des droits de l’homme, des droits de l’écologie
et des droits sociaux sur les exigences du capital et des investisseurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fur et à mesure que notre mouvement se fortifie, nous résistons à l’élite
globale afin d’améliorer l’égalité, la justice sociale, la démocratie et la
sécurité pour tous, sans aucune distinction. Nos méthodes et nos alternatives
contrastent fortement avec les politiques destructrices du néolibéralisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La globalisation renforce un système sexiste, patriarcal, qui favorise
l’exclusion et la féminisation de la pauvreté. Il exacerbe toutes les formes de
violence à l’encontre des femmes. L’égalité homme-femme est une dimension
centrale de notre combat. Sans elle, un autre monde ne sera jamais
possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La globalisation néo-libérale déchaîne le racisme, en continuité avec le
génocide causé par des siècles d’esclavage et de colonialisme, qui ont détruit
les fondements des civilisations et des sociétés noires d’Afrique. Nous
appelons tous les mouvements à se solidariser avec le peuple africain, du
continent et ailleurs dans le monde, pour défendre son droit à la terre, à la
citoyenneté, à l’égalité et à la paix à travers la reconnaissance de la dette
historique et sociale. Le trafic d’esclave et l’esclavage sont des crimes
contre l’humanité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous exprimons tout spécialement notre reconnaissance et notre solidarité
aux peuples indigènes dans leur combat historique contre le génocide et
l’ethnocide et pour la défense de leurs droits, de leurs ressources naturelles,
de leur culture, de leur autonomie, de leur terre et de leur territoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La globalisation néo-libérale détruit l’environnement, est néfaste pour la
santé et les conditions de vie du peuple. L’atmosphère, l’eau, la terre et les
êtres humains également sont transformés en marchandises. La vie et la santé
doivent être reconnus en tant que droits fondamentaux et il faut soumettre les
décisions économiques à ce principe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Dette Extérieure des pays du Sud a été payée plusieurs fois. Injuste,
illégitime et frauduleuse, elle fonctionne comme un instrument de domination,
privant les peuples de leurs droits fondamentaux, avec pour seul objectif celui
de favoriser le système d’usure international. Nous exigeons son annulation
sans conditions et la réparation des dettes historiques, sociales et
écologiques, ceci constituant les premières mesures d’une solution définitive
aux crises que la dette extérieure provoque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les marchés financiers exploitent les richesses et les ressources des
populations et soumettent les économies nationales aux va-et-vient des
spéculateurs. Nous réclamons la suppression des paradis fiscaux et
l’introduction d’impôts sur les transactions financières.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les privatisations transfèrent les biens publics et les ressources vers les
multinationales. Nous sommes opposés à toute forme de privatisation des
ressources naturelles et des biens publics. Nous lançons un appel afin de les
protéger et d'offrir à toutes et à tous une vie digne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les compagnies multinationales contrôlent la production mondiale grâce au
chômage massif, aux bas salaires et au travail peu qualifié. Elles refusent de
reconnaître les droits fondamentaux des travailleurs, tels qu’ils ont été
définis par l’OIT. Nous réclamons la reconnaissance réelle des droits des
syndicats à s’organiser et à négocier afin d’obtenir de nouveaux droits pour
les travailleurs. Alors que les biens et les capitaux peuvent traverser
librement les frontières, les restrictions concernant les mouvements de
population exacerbent l’exploitation et la répression. Nous exigeons la fin de
ces restrictions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous demandons un système commercial juste et qui garantisse le plein
emploi, l’autosuffisance alimentaire, des échanges équitables et la prospérité
locale. Le « libre échange » n'est pas aussi libre que cela. Les
règles du commerce global permettent aux multinationales d’accumuler très
rapidement richesse et pouvoir et génèrent en même temps une plus grande
marginalisation et un plus grand appauvrissement des paysannes et des paysans,
des travailleuses et des travailleurs ainsi que des entreprises locales. Nous
demandons aux gouvernements de respecter leurs obligations, suivant en cela les
règles internationales sur les droits de l’homme et les accords internationaux
sur l’environnement. Nous en appelons à votre soutient pour les mobilisations
contre la création de la zone de libre échange des Amériques, une initiative
qui signifie la reconquête de la région et la perte des droits humains
fondamentaux : les droits sociaux, économiques, culturels et
environnementaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le FMI, la Banque Mondiale et les banques régionales, l’OMC, l’OTAN et
d’autres alliances militaires sont une partie des acteurs de la globalisation
multinationale. Nous exigeons qu’ils cessent d’interférer dans les politiques
nationales. Ces institutions n’ont aucune légitimité aux yeux des peuples et
nous continuerons à protester contre leurs mesures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La globalisation néo-libérale a provoqué la concentration des terres et a
favorisé une agriculture transnationalisée, néfaste à l’environnement et aux
structures sociales Elle se base sur la production pour l’exportation qui
suppose de grandes plantations et des barrages qui ont comme corollaire
l'expulsion des gens de leur terre et la destruction de leurs moyens de
subsistance. Ceux-ci doivent leur être rendus. Nous demandons une Réforme
Agraire démocratique qui donnerait au paysan l’usufruit de la terre, de l’eau
et des graines. Nous favorisons des systèmes agricoles d’autosuffisance. Les
graines et le matériel génétique font partie du patrimoine de l’humanité. Nous
exigeons l’abolition de l’utilisation des plantes transgéniques et des brevets
sur la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux mains des multinationales, la militarisation et la globalisation se
soutiennent afin d’ébranler la démocratie et la paix. Nous refusons
complètement que la guerre soit l’unique façon de résoudre les conflits. Nous
sommes contre la course à l’armement et le commerce des armes. Nous exigeons la
fin de la répression et de la criminalisation de la revendication sociale. Nous
condamnons les interventions militaires étrangères dans les affaires internes
de nos pays. Nous exigeons la levée des embargos et des sanctions qui sont
utilisées comme moyen d’agression et nous exprimons notre solidarité avec ceux
qui souffrent de leurs conséquences. Nous refusons l’intervention militaire des
États-Unis en Amérique latine par l’intermédiaire du Plan Colombie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous appelons au renforcement de notre alliance face à ces thèmes essentiels
et à l’organisation d’actions communes. Nous continuerons à nous mobiliser
autour de ces actions jusqu’au prochain forum. Nous reconnaissons que nous
disposons à présent d’une position plus favorable pour entreprendre le combat
en vue d’un monde différent, sans misère, sans faim, sans discrimination ni
violence et pour une meilleure qualité de vie, dans l’équité, le respect et la
paix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous nous engageons à soutenir toutes les luttes de l’agenda collectif qui
mobilise l'opposition au néolibéralisme. Parmi les priorités des mois à venir,
nous allons nous mobiliser globalement contre :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- le forum économique mondial à Cancun (Mexique) les 26 et 27 février ;
- la zone de libre échange des Amériques, à Buenos Aires (Argentine) le 6 et 7
avril et au Québec (Canada) du 17 au 22 avril ; - la Banque Asiatique de
Développement (en mai à Honolulu) ; - le Sommet du G8 à Gênes (Italie) du
15 au 22 juillet ; - Le FMI et la Banque Mondiale dont l’assemblée
annuelle se tiendra à Washington, DC du 28 septembre au 4 octobre ; -
L’OMC, du 5 au 9 novembre (au Qatar ?).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 17 avril, nous nous joindrons à la mobilisation internationale pour la
lutte contre l’importation de produits agricoles à bas prix que génère le
« dumping » économique et social. Nous appuierons également la
mobilisation féministe à Gênes, contre la globalisation. Nous soutiendrons
l’appel pour un jour mondial d’action contre la dette, qui aura lieu cette
année le 20 juillet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces propositions définies font partie des projets alternatifs élaborés par
les mouvements sociaux du monde entier. Elles ont pour principe l’idée que les
êtres humains et la vie ne sont pas des marchandises. De la même façon, elles
sont guidées par l’engagement pour le bien-être et les droits humains de toutes
et de tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre participation au forum social mondial a enrichi notre compréhension de
chacun de nos combats et nous en sommes sortis plus forts. Nous en appelons aux
peuples du monde entier afin qu’ils nous rejoignent dans notre lutte pour la
construction d’un futur meilleur. Le forum social de Porto Alegre est un pas
vers la souveraineté des peuples et vers un monde juste. Signatories -
Firmantes - Signataires&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ação da Cidadania contra a Fome e pela Vida, São Paulo (Brasil) Agir
ensemble contre le Chomage - AC! - (France) Agremiación de Funcionarios de la
Universidad de la República - AFFUR (Uruguay) Alianza Social Continental (toda
América) Alternative information and development center (South Africa)
Alternatives (Canada) Amigos de la Tierra Internacional Ananda Marga
(Sudamérica) ARCI (Italy) Articulação Nacional de Mulheres Trabalhadores Rurais
(Brasil) Asamblea Permanente por los Derechos Humanos (Argentina) Asociación
Sindical de Profesionales de la Salud de Buenos Aires (Argentina) Associação
potiguar amigos de natureza (Brasil) Associazione per la pace (Italy)
Associazione per la pace (Italy) Associazione Ya Basta (Italy) Associone
Mazionale Artisti-Artigiani di Strada (Italy) Assozione Culturale Punto Rosso
(Italy) ATTAC (Argentina) ATTAC (France) ATTAC (Russia) ATTAC (Suisse) ATTAC
(Uruguay) ATTAC Catalunya (Spain) Bloque Social Alternativo - Comité de
Integracion del Macizo Colombiano Cambodian Human Rights &amp;amp; Development
Association (Cambodia) Campaign for popular democracy (Thailand) Carta dei
cantieri sociali (Italy) Casa diritti sociali (Italy) Central de Trabajadores
Argentinos - CTA Central dos Movimentos Populares – CMP (Brasil) Central
Independiente de Obreros Agrícolas y Campesinos (México) Central Única dos
Trabalhadores (Brasil) Centro cultural 25 de abril (Brasil) Centro de Estudios
e Assessoria em Política Publicas - CEAPP, (Brasil) Centro de Professores do
Estado do Rio Grande do Sul – CPERS (Brasil) Centro Felix Varela (Alemania)
Centro Felix Varela (Cuba) Centro Novo Modello di Suiluppo (Italy) Centrostudi
Internazinali Milano (Italy) Cetim (Suisse) CIPSI (Italy) Coalición de
Organizaciones Democráticas Urbanas y Campesinas – CODUC (México) Comisión
Independiente de Derechos Humanos de Morelos (México) Comitato anti WTO Abruzzo
(Italy) Comité de l’appel de Bangkok (Suisse) Comité de proyectos de comercio
solidario (Italia) Comite pour l’annulation de la dette du Tiers monde
(Belgique) Communita impegno servizo volontarito Confederação Nacional dos
Bancários (Brasil) Confederação Nacional dos Trabalhadores em Educação – CNTE
(Brasil) Confederació General del Treball – CGT (Illes Baleais, España)
Confederación de Organizaciones de Funcionarios del Estado – COFE (Uruguay)
Confederacion General del Trabajo (CGT - disidente) de la Republica Argentina
Confederation des Syndicats Nationaux – Quebec (Canadá) Confédération Général
du Travail - CGT (France) Confederazione COBAS (Italia) Confederazione Cobas
(Italy) Consorcio italiano di solidarieta (Italy) Consulta popular (Brasil)
Contato Italiano Per L’acqua (Italy) Cooperativa MAG Financera (Italia)
Coordinación Nacional de Organizaciones Campesinas – CNOC (Guatemala)
Coordinadora Latinoamericana de Organizaciones del Campo - CLOC (América
Latina) Coordinadora Nacional Plan de Ayala - CNPA (México) Coordinamento
Asociación Pacfiste Venecia (Italy) Coordinamento Lombardo Antiwito (Italy)
CRESA/RS (Brasil) Dialogo 2000 (Argentina) Diverse Women for Diversity (Índia,
México, Europa) Droit au logement (France) Espaces Marx (France) Fala Preta –
Organização de Mulheres Negras (Brasil) FASE (Brasil) Federação dos
Trabalhadores no Comercio no Estado do Ceará – Fetrace (Brasil) Federação
Nacional dos Sociólogos (Brasil) Federation international syndicale de
l’enseignement (France) Federation sindícale unifie (France) Feministas del
movimiemto social de mujeres de Argentina Feriwala Vikas Mahasangh (India)
Fisics per al desenvolpament (Spain) Focus on the global south (Thailand) Forum
Brasileiro de ONGs de Movimentos Sociais para o Meio Ambiente e o
Desenvolvimento (Brasil) Fórum Mondiale Aletrnative Itália (Italy) France –
Amerique Latine (France) France Libertes (France) Fundação para o
Desenvolvimento da Juventude Rural (Brasil) Fundación genero y sociedad
(Argentina) Fundación José Maria Llorens (Argentina) Gamins de l’Art rue
(France) Grupo de Apoyo Mby’a Guarani (Paraguay) Grupo de Reflexion Rural
(Argentina) Grupo para la contra informacion sobre la américa latina (Grecia)
Grupos de estudiantes solidarios (Argentina) Hemen eta munduan (initiativa
popular de euskal herria) Holy cross justice commission Instituto Olga Benario
Prestes (Brasil) Instituto Terrazul (Brasil) Intercâmbio, Informações, Estudos
e Pesquisas – IIEP (Brasil) INTERFOROS (Honduras) Intersindical Alternativa de
Catalunya (España) Intersocial Montevideo (Uruguay) Japan Network on Debt and
Poverty (Japan) Jubileo sur Juventude avançando (Brasil) Korean Catholic
Coalition for Alternative Economics (Korea) Korean Confederation of Trade
Unions - KCTU - (Korea) Korean Farmers League (Korea) Kopa - Korean
organisation against free trade (Korea) KPA - Consortium for agrarian reform
(Indonesia) Labour Coordinating Center (Thailand) Labor Working Group
(Indonesia) Lavoro societa Cgil (Italia) Lega Ambiente (Italy) Lega Italiana
per la Lotta Contro L’AIDS (Italy) Liberazione (Italy) Loro Yunounu Sangh
(India) Lunaria (Italy) Madres de Plaza de Mayo (Argentina) Marche mondiale des
femmes conte lês violences et la pauvrete MNCP (France) Movimento de Educação
Popular e Direitos Humanos (Brasil) Movimento de Mulheres Trabalhadoras Rurais
de Rio Grande do sul (Brasil) Movimento dos Atingidos por Barragens – MAB
(Brasil) Movimento dos Trabalhadores Rurais Sem Terra (Brasil) Movimento laici
america latina (Italy) Movimiento de Educacion Popular e Direitos Humanos
(Brasil) Movimiento de mulheres agriculturas Movimiento dos conselhos populares
(Brasil) Movimiento unido de solidaridade para Colombia Mujeres de México,
Chihuahua (México) Multisectorial de Mujeres (Argentina) Narmada Bachao Andolan
- NBA - (India) Network for the political and social rights (Grecia)
Organización Regional Interamericana de Trabajadores - ORIT (toda América)
Organizaciones Multisectoriales de Mujeres (Argentina) Pastoral da juventude
rural do Brasil Paz y tercer mundo (Spain) Pete Contro G8 (Italy) Project for
ecological recovery - PER - (Thailand) Radio Citta Pescara (Italy) Red
ciudadana para la abolición de la deuda externa (Spain) REDES (Red de Ecologia
Social) Amigos de la Tierra (Uruguay) Rete di Lilliput (Italy) Rete radie resch
(Italy) Revista Cuadernos del Sur (Argentina) Revista Thesseis (Grécia) Rivista
Altra Economia ((Italy) Sempreviva Organização Feminista (Brasil) Servicio
Jurídico Integral pare el Desarrollo Agrario Servicio paz y justicia en America
latina SIN Cobas (Ialy) Sind. Nacional dos Trabalhadores do Banco Central do
Brasil – SINAL Sindicato de Profesionales de la Salud de Buenos Aires
(Argentina) Sindicato de Sociólogos do Est. de RS (Brasil) Sindicato de
trabajadores sociales de Paraguay Sindicato dos Químicos de Osasco e região,
São Paulo (Brasil) Sindicato dos Químicos de São Jose dos Campos (Brasil)
Sindicato dos Rodoviários de Cachoeirinha, RS (Brasil) Sindicato dos Servidores
Civis nas Forças Armadas do RJ (Brasil) Sindicato dos Sociólogos do Est. de SP
(Brasil) Sindicato dos trabalhadores da Universidade de Brasília (Brasil)
Sindicato dos Trabalhadores Federais em Saúde, Previdência e Seguridade Social
(Brasil) Sindicato dos Trabalhadores Urbanitários no Distrito Federal (Brasil)
Sindicato Nacional dos trabalhadores dos Institutos de Pesquisa e
Desenvolvimento Agropecuário (Brasil) Sindicato Servidores Municipais Caxias do
Sul – RS (Brasil) Sind-Saúde-MG (Brasil) SUD-PTT (France) Syndicat national de
l’enseignement superieur (France) Tandem sur norte (Argentina, Francia, Brasil)
Telang Ana Front (India) Transnational Institute - TNI - (Netherlands) Tribunal
Ético con la Impunidad (Paraguay) Tutt’Altra Arte (Italy) Union de Mujeres de
la Argentina - UMA Unión Nacional de Organizaciones Regionales Campesinas
Autónomas – UNORCA (México) Unione Italiana Spor Per Tutti (Italy) Via
campesina Vida, si! (Argentina) WINFA (Caribean farmers, West indies) World
Rainforest Movement Youth Unity &amp;amp; Volontary Action- YUVA - (India)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Une expérience exemplaire au Brésil
Démocratie participative à Porto Alegre</title>
    <link>http://blog.democraties-participatives.org/post/2007/05/10/Une-experience-exemplaire-au-Bresil-Democratie-participative-a-Porto-Alegre</link>
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    <pubDate>Thu, 10 May 2007 21:50:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>pierre</dc:creator>
        <category>Forum Social Mondial de Porto Alegre.</category>
            
    <description>&lt;p&gt;AU fil des mandats des trois maires successifs du Parti des travailleurs
(PT), depuis dix ans, se déroule à Porto Alegre, au Brésil, une expérience
exemplaire : le budget participatif. Des structures de décision parallèles
au conseil municipal ont été mises en place, permettant à tous les habitants
qui le souhaitent de décider vraiment pour leur ville. Et cela marche !
Surtout pour les plus démunis, qui ont trouvé là le moyen de réorienter en leur
faveur des ressources publiques qui allaient traditionnellement aux quartiers
aisés. Par Bernard Cassen
http://www.monde-diplomatique.fr/1998/08/CASSEN/10841.html&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;En cette soirée de l’hiver austral, les quelque cinq cents personnes qui se
serrent sur les bancs de l’église Saint- François-d’Assise sont à l’image de la
Seleçao, mais d’une Seleçao un peu plus « européenne », qui compterait
presque autant de Taffarel et de Dunga, tous deux enfants du pays, que de
Ronaldo et de Cafu. Debout devant la tribune - où se sont installés des
représentants de la municipalité, que le maire, M. Raul Pont, viendra bientôt
rejoindre - les candidats des deux listes concurrentes, micro en main,
disposent chacun de trois minutes pour convaincre. Nous sommes dans le quartier
de Lomba do Pinheiro à Porto Alegre, capitale de l’Etat de Rio Grande do Sul,
le plus méridional du Brésil, limitrophe de l’Argentine et de l’Uruguay, et que
l’on appelle ici l’Etat gaucho. Et l’élection vise à désigner les deux
représentants de ce secteur au conseil du budget participatif (lire l’encadré
ci-dessous), ainsi que leurs deux suppléants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’atmosphère est à la fois studieuse et décontractée. Des banderoles ont été
déployées. La moitié du public donne de la voix pour soutenir ses champions,
l’autre moitié se gardant de les huer. La salle est aussi divisée que la
population de Porto Alegre entre ses deux équipes de football : les Bleus
(Grêmio) et les Rouges (Internacional), sans pour autant que les clivages
foot-politique se recoupent. Après le dépouillement, les deux listes se
retrouvent pratiquement à égalité : 218 et 215 voix. Elles obtiendront
chacune un conseiller et un suppléant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le budget participatif (OP) n’est pas seulement un exercice de répartition
des recettes et des dépenses municipales par la population elle-même. Par son
ampleur - la métropole compte 1,3 million d’habitants, au coeur d’un district
urbain de 3,3 millions - et par sa méthode, rigoureuse et évolutive, il
constitue une expérience de démocratie directe sans équivalent dans le
monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et il suscite l’intérêt des chercheurs et des organisations de citoyens de
très nombreux pays, ainsi que des organisations internationales : il a été
sélectionné pour être présenté au deuxième sommet mondial des villes de l’ONU,
tenu à Istamboul en 1996. Au Brésil, il sera l’une des références principales
de la campagne de M. Luiz Inacio « Lula » da Silva, l’ancien
dirigeant syndical des métallos de Sao Paulo et chef historique du Parti des
travailleurs (PT), qui, pour sa troisième tentative, affronte M. Fernando
Henrique Cardoso, président sortant, à l’élection présidentielle du 4 octobre
prochain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PT a « pris » la municipalité de Porto Alegre aux élections de
1988 avec M. Olivio Dutra, aujourd’hui candidat au poste de gouverneur de
l’Etat, et l’a conservée - en augmentant à chaque scrutin le score du maire et
le nombre de ses conseillers municipaux - en 1992 avec M. Tarso Genro et en
1996 avec M. Raul Pont. Le « pouvoir populaire » a acquis ses lettres
de noblesse électorales, et les affiches et les multiples documents publiés par
la municipalité saluent cette année son dixième anniversaire avec ce
slogan : « 10 ans d’OP, cela vaut 10 sur 10 ». Nul triomphalisme,
pourtant, dans la pratique quotidienne du maire, de son entourage et des
responsables administratifs. La confiance que la population leur a
progressivement accordée ne survivrait pas à un comportement condescendant ou
même distant : ils sont en permanence en première ligne avec, entre
autres, deux fois 21 soirées de réunions pour les seuls premier et deuxième
cycles de l’OP entre mars et juillet, sans compter les très nombreuses autres
rencontres. En première ligne non pas face à leurs concitoyens, mais à côté
d’eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors contre qui ? Contre personne, sauf à l’occasion de quelques
crises ponctuelles. Il serait facile - et pas toujours injustifié - de désigner
des boucs émissaires. Par exemple le gouverneur de l’Etat, M. Antonio Britto,
membre du Parti du mouvement démocratique brésilien (PMDB), ou le gouvernement
fédéral. Les uns et les autres, en effet, ayant tout à craindre d’une réussite
qui rejaillit sur le PT, ne font rien pour faciliter la tâche de la
municipalité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De même, les médias pourraient facilement être démonisés. Les trois
quotidiens de Porto Alegre et les chaînes locales de radio et de télévision
font un silence complet, sauf pour des éditoriaux hostiles, sur la réalité
d’une expérience qui leur fournirait pourtant matière à des enquêtes ou
reportages substantiels. Ils ne se donnent même pas la peine d’annoncer les
dates et lieux des réunions qui se tiennent dans les différents secteurs de la
ville. Ce n’est certainement pas grâce à eux que, selon un sondage récent, 85 %
des habitants de la métropole gaucha connaissent l’existence du budget
participatif, et que 80 % d’entre eux déclarent que « c’est une bonne
chose ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au vu de ces données, on comprend que la municipalité refuse la posture de
la forteresse assiégée. Cela reviendrait pour elle à se considérer comme
minoritaire chez elle - ce que démentent ses résultats électoraux -, et surtout
ce serait un acte antipédagogique : on ne saurait à la fois
responsabiliser les citoyens et les encourager à la passivité en situant hors
de leur portée les solutions aux blocages qu’ils rencontrent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le message implicite est le suivant : tous ensemble, du moins tous ceux
qui le voudront, nous allons identifier les problèmes à régler, établir la
hiérarchie des urgences et des investissements, examiner leur compatibilité
avec les ressources disponibles, quitte à augmenter ces dernières par des
mesures fiscales redistribuant la richesse des plus privilégiés vers les plus
démunis. Un tel exercice ne laisse aucune place à la démagogie, encore moins au
clientélisme ou à la corruption : de l’élection des délégués à la
procédure de gestion des appels d’offres, tout est transparent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les besoins - écoles, logements, pavage et goudronnage des rues, collecte
des ordures, assainissement, égouts, éclairage public, équipements sociaux,
culturels et sportifs, transports en commun, etc. - étaient immenses lorsque M.
Olivio Dutra prit ses fonctions en janvier 1989, alors que les crédits
disponibles étaient quasi inexistants. D’où l’énorme déception de ceux qui,
ignorés jusque-là par les autorités - sauf au moment des élections -
attendaient tout, et tout de suite. Dans les locaux d’où il mène sa campagne
contre le gouverneur sortant, M. Britto, le premier maire du PT, évoque cette
période : « Nous avions hérité d’une patate chaude. Les premières
assemblées convoquées dans les six secteurs que comptait la ville à l’époque se
dégarnirent au bout de quelques mois, faute de pouvoir apporter des réponses
aux demandes les plus pressantes. Nous avons alors décidé de cesser de nous
lamenter, de dresser un inventaire de nos ressources en personnel et en
matériel pour parer aux urgences les plus criantes, de discuter de recettes
fiscales, de savoir combien coûte quoi, etc. Nous avons ensuite commencé à
établir collectivement des priorités, à fixer des critères d’attribution des
investissements publics... »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette démarche a été petit à petit formalisée pour aboutir à des mécanismes
relativement huilés. La principale modification a consisté à faire passer de
six à seize le nombre des secteurs - la ville s’étire sur une trentaine de
kilomètres - et, surtout, en 1994, à créer cinq secteurs, dits
« thématiques », permettant d’aborder globalement les problèmes de Porto
Alegre. « Ces nouveaux secteurs ont permis de faire participer des acteurs
jusque-là rebutés par le saucissonnage : universitaires (1), industriels
et classes moyennes en général », nous explique M. Tarso Genro, qui les
instaura pendant son mandat. Toutefois, comme ne manque pas de le souligner M.
Fernando Zachia, conseiller municipal d’opposition et chef du PMDB local, la
participation des Portoalegrenses au budget participatif est limitée : 16
500 d’entre eux « seulement » ont été présents aux réunions du début
mars à la mi-juillet 1998.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On franchira sans doute le cap des 20 000 en fin d’année, sans compter la
présence aux centaines de réunions non officielles. Et les plus impliqués sont
ceux qui ont le plus à y gagner : les milieux populaires, des habitants
des vilas - nom local des favelas - aux catégories moyennes inférieures. Mais
fait-on mieux ailleurs, en termes non pas de simple consultation, mais de
délibération réelle ? M. Zachia reconnaît honnêtement que non, tout en
nous informant que son parti veut, lui aussi, promouvoir la démocratie
participative à l’échelon de l’Etat de Rio Grande do Sul. « Pure démagogie
électoraliste », répondent les tracts du PT... Inverser les priorités&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’OP a permis une véritable redistribution des investissements publics au
profit des périphéries où, par exemple, les bus n’allaient pas, jusqu’à ce que
la municipalité impose aux transporteurs privés des itinéraires précis dans un
cahier des charges, et veille elle-même à l’asphaltage des voies d’accès. Dans
tous les domaines, en particulier celui du logement, la promotion des habitants
au statut de décideurs a inversé les priorités habituelles. Deux exemples. En
plein centre ville, la vila Planetario, ensemble de cabanes habitées par des
ramasseurs de papiers à recycler, faisait saliver les promoteurs : il
aurait suffi, comme c’est la pratique courante, d’envoyer les chiens et les
bulldozers pour libérer des espaces promis à la construction d’appartements
haut de gamme ou de bureaux. L’existence de l’OP a permis aux habitants d’être
relogés sur place dans des maisonnettes en dur. La vila est désormais baptisée
Jardim Planetario.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’opération en cours dans le secteur Cristal est tout aussi exemplaire. Le
groupe Multiplan y construit un centre commercial de 52 000 mètres carrés, le
Big Shop. Mais la municipalité lui a imposé de reloger préalablement, et à ses
frais, les habitants des vilas qui se trouvaient sur l’emprise du futur
complexe. Une première tranche de 400 maisonnettes édifiées dans un autre
quartier de Porto Alegre devrait être livrée dans les prochaines semaines. Les
délégués des habitants de la première vila à évacuer viennent chaque samedi
vérifier l’avancement d’un chantier pour lequel 80 d’entre eux ont d’ailleurs
été embauchés. Ce qui donne toutes garanties pour les finitions... Au moment où
nous le parcourons, une trentaine de fonctionnaires du département du logement
de la municipalité, tous très jeunes, effectuent une visite de terrain pour
bien comprendre ce que signifie concrètement le pouvoir populaire en
action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cela explique l’adhésion active - ou passive chez les classes moyennes
qui en entendent dire du bien par leurs employés de maison - des
Portoalegrenses à l’OP. Mais l’actuel maire n’est pas le dernier à s’interroger
sur les problèmes qu’il pose. Et d’abord celui de la coexistence de deux
pouvoirs : d’un côté le conseil municipal et, de l’autre, les forums de
secteurs et le conseil de l’OP. Dans un pays où le salaire minimum mensuel est
de 130 reals (environ 700 francs), explique M. Pont, « les conseillers de
l’OP, bénévoles, nous disent souvent : c’est nous qui travaillons. Alors à
quoi servent les conseillers municipaux payés 4 500 reals par mois à ne rien
faire ? ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment concilier la démocratie participative avec la démocratie
représentative, surtout si l’on veut l’étendre d’une ville à un Etat, voire au
pays tout entier ? « Nous en discutons au sein du PT, mais cela nous
pose des questions théoriques non encore résolues, d’autant que, dans les
autres régions du Brésil où le parti a accédé au pouvoir municipal, la
réflexion est nettement moins approfondie qu’ici. » Il n’empêche :
même avec ses limites, l’expérience de Porto Alegre montre que lorsque la
volonté politique existe, et que des femmes et des hommes sont disposés à payer
de leur personne au service du bien public, la citoyenneté peut ne plus être un
vain mot.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.democraties-participatives.org/post/2007/05/10/Une-experience-exemplaire-au-Bresil-Democratie-participative-a-Porto-Alegre#comment-form</comments>
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      </item>
    
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    <title>José Bové parle longuement de la démocratie. Et fait des propositions pour mettre en place une démocratie participative, une démocratie citoyenne, qui ne soit pas bidon.</title>
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    <pubDate>Fri, 27 Apr 2007 23:25:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>pierre</dc:creator>
        <category>José Bové, (notre) candidat rebelle</category>
            
    <description>&lt;p&gt;José Bové, (notre) candidat rebelle Le livre “candidat rebelle” : de la
vraie politique. lundi 5 mars 2007, par Roger Dubien&lt;img src=&quot;http://www.reseauxcitoyens-st-etienne.org/IMG/gif/candidatrebelle2.gif&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;José Bové, (notre) candidat rebelle Le livre “candidat rebelle” : de la
vraie politique. lundi 5 mars 2007, par Roger Dubien&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;José Bové vient de publier un livre : “Candidat rebelle” (Hachette, 180
pages, 13 euros). L’ayant lu (et ce livre se lit vite parce qu’il est écrit
d’un façon simple et directe, sur le ton de la conversation), je veux en
recommander la lecture, parce qu’il parle franchement de choses fondamentales,
et aide à comprendre le sens de la candidature collective José Bové à
l’élection présidentielle. C’est un livre pour faire de la politique - de la
vraie - ensemble. A lire, pour discuter... Être un candidat “utile pour battre
la droite et l’extrême droite”, “utile pour refonder l’espoir d’une alternative
à gauche”,pour donner une impulsion à la gauche alternative, à la gauche de
transformation sociale : voilà l’ambition de José Bové. Une gauche sans
illusions et sans concessions sur la logique économique libérale. “On la
dénomme “antilibérale”, mais je préfère le terme “alternative”. Au fond, “une
gauche de gauche”, comme le demandait Bourdieu. “Le souhaitable est possible,
ici et maintenant, à condition de mettre fin au dogme économique libéral”. Oui
Bové a changé d’avis sur l’attitude à avoir par rapport aux questions du
pouvoir. Il explique dans quelles conditions et pourquoi. “... Certains
théorisent cette nouvelle donne en contestant, de manière définitive, l’intérêt
même d’investir le champ du politique. Selon eux, le salut viendrait d’un repli
sur le local, d’une subversion à la base de l’économie de marché”... Bové
adhère à cette logique et l’a d’ailleurs mise en oeuvre dans le Larzac, “mais
ça ne suffit pas”. Pas plus que ne suffit l’action à l’échelle internationale
dans laquelle il s’est très impliqué aussi... “La séparation traditionnelle des
rôles entre l’action dans la rue et la gestion dans les cabinets ministériels
est désormais frustrante.... Il ne reste plus au mouvement social, dans ses
formes multiples et diverses, qu’à tracer lui-même le chemin de la conquête du
pouvoir, en comptant avant tout sur ses propres forces.” Deux fois dans le
livre, José Bové parle d’Evo Morales, le président bolivien, “qui a revendiqué
au milieu des années 1990 le passage de la résistance au pouvoir (...) La
réappropriation de l’outil démocratique par les plus défavorisés de la société
bolivienne pour conquérir le pouvoir et mettre en oeuvre une politique de
rupture avec les logiques économiques libérales”. Et a été élu dès le 1er tour
président de la République en décembre 2005. La multiplication des candidatures
à la gauche du PS est avant tout le résultat du patriotisme d’appareil ou/et de
l’ambition gouvernementale. “Notre ambition est de donner un socle électoral
durable à la gauche alternative (...) Notre stratégie est de battre la droite
et l’extrême droite et de changer la donne à gauche (...) Nous ne considérons
pas possible pour l’heure, d’envisager un accord de gouvernement avec un Parti
socialiste dominant. Mais nous n’hésiterons pas à choisir la gauche contre la
droite au second tour.” Construire une campagne populaire mettant au centre des
préoccupations les moyens collectifs d’en finir avec l’insécurité sociale
généralisée et l’exercice incontrôlé du pouvoir... Le programme ? Un autre
monde est possible ! Il précise plusieurs priorités : l’urgence
sociale, instaurer nouveau mode de développement, la démocratie, la refondation
de la construction européenne, l’action au plan international contre les
politiques de libéralisation, et l’égalité hommes/femmes. “Tout cela est
souhaitable, tout cela est possible”. José Bové lance un appel au peuple, aux
ouvriers et employés, à ces “invisibles” (dans les médias, dans la politique
officielle) de la société française : les couches populaires. Il les
appelle à “l’insurrection électorale”. Les inégalités ne cessent de se creuser.
Mais un patron vaut-il 300 fois un smicard ? Il propose la rupture plutôt
que la régulation du capitaliste ultralibéral. L’ordre juste de S. Royal ?
Attention à la perte des repères idéologiques ! Il faut faire autre chose
que ce qu’a fait la gauche plurielle et sa politique qui a abouti à 2002.
L’ordre capitaliste est toujours injuste. José Bové parle longuement de la
démocratie. Et fait des propositions pour mettre en place une démocratie
participative, une démocratie citoyenne, qui ne soit pas bidon. Il rappelle
qu’il est possible que tout le monde ait un logement et des papiers. Il redit
ce qui est en jeu avec les OGM (en demandant un moratoire et un référendum) et
explique sa position sur le nucléaire en plaidant “pour une sortie progressive
du nucléaire”, et pour le désarmement nucléaire. Il faut lire les quelques
pages consacrées à l’EPR destiné à remplacer dans 10 à 20 ans les 58 réacteurs
nucléaires aujourd’hui en service en France... Il s’explique aussi sur la
désobéissance civique. Enfin, au plan mondial aussi, un autre monde est
possible. Autre que L’OMC, l’AGCS et le démantèlement programmé des services
publics. José Bové est au coeur de cette résistance depuis des années.
Europe : une assemblée constituante européenne est nécessaire, car il faut
donner un nouveau souffle au projet européen. Agriculture : José Bové
rappelle la destruction des agricultures des pays du Sud. Et milite pour la
souveraineté alimentaire, comme Jean Ziegler... C’est en citant Evo Morales à
la tribune de l’ONU en septembre 2006 que se conclut le livre : “vivre
bien c’est vivre dans la fraternité. (...) les pauvres viennent d’une culture
de vie et non pas d’une culture de guerre et ce millénaire devra vraiment
défendre la vie, sauver l’humanité. Ce millénaire doit être un millénaire de
vie, pas de guerre, un millénaire des gens et pas d’empire, un millénaire de
justice et d’égalité.” “Je n’ai pas un mot de plus à ajouter” conclut Bové.
C’est vrai que l’essentiel a été dit. En refermant le livre on se dit que José
Bové peut être le candidat personnel... de millions d’entre nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;José Bové à Décines vendredi soir...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux mots sur le meeting de José Bové au Toboggan à Décines, dans l’agglo
lyonnaise ; ce vendredi soir. D’abord, beaucoup de monde, pour cette
soirée sous le signe des questions posées dans les quartiers et les
banlieues ! Dans une belle salle de 650 places assises, au moins 800
personnes, peut-être pas loin de 1000 avec toutes celles et tous ceux assis
dans les travées, debout en haut, en bas, assis sur la scène derrière les
intervenants. Ici pas de frime ni de mise en scène. Simplicité et authenticité.
Au fond ça ressemble à José Bové et José Bové ressemble à ceux qui sont là. Pas
de discours fleuve, il réagit aux témoignages et interventions qui se
succèdent... Viennent ainsi parler et s’asseoir à la tribune (des chaises en
arc de cerle) à l’invitation de Mahmoud Kalkoul qui anime cette soirée, un élu
adjoint communiste de Décines puis quelqu’un du collectif de Vaulx en Velin.
Juste avant, on avait vu un film fait à Vaulx avec une jeune fille sans papiers
réfugiée arménienne... José Bové a passé l’après-midi à Vaulx, pour rencontrer
des habitants et des associations. Ensemble, il ont déposé une gerbe en mémoire
de Thomas Claudio, ce jeune mort il y a 17 ans. José Bové a dénoncé la gestion
policière des banlieues. “La république de Sarkozy devient une véritable
dictature policière”. On a ensuite entendu les témoignages de Maguy (du
Collectif 69 de soutien au peuple Palestinien) : est-ce qu’on va faire
respecter et appliquer le droit international ? De Marie-Lou, militante au
sein du réseau universitaire sans frontières, qui se bat contre les expulsions
de 3 étudiants étrangers (Souad qui vient d’être expulsée, Li et un autre, ont
été emmenés en centre de rétention), qui appelle à changer radicalement de
politique par rapport aux étudiants étrangers. Roland Veuillet est là aussi et
il témoigne, après sa grève de la faim, de la répression anti-syndicale, et
aussi de l’entrée du Medef dans l’éducation. Viennent ensuite deux jeunes
femmes du “Ministère de la crise du logement”, qui occupe avec 66 personnes
sans logement un immeuble du 3ème à Lyon, et du nouveau collectif DAL qui
soutient et appelle à une manifestation le 10 mars à Bellecour. “Pas
d’expulsion sans relogement !”. Quelqu’un rappelle ce chiffre qui vient de
tomber : 550 000 “pauvres” en rhône-alpes... On entendra aussi Saïda, qui
demande un renouveau politique, un jeune qui vient parler de bio-vision (coût
du forum 4,3 millions d’euros dont une bonne partie d’argent public !) et du
contre-forum qui se prépare, un autre de la manifestation du 17 mars contre
l’EPR... Montent aussi sur scène deux jeunes rappeurs de Vaulx en Velin.
Francine Bavay, qui accompagne José Bové : “nous sommes en train de
construire une campagne citoyenne. De rendre la politique à ceux qui en ont
besoin. On a un besoin urgent de politique, c’est un mode de vie”. Omeyya
Seddick appelle à s’opposer à cette guerre entre les pauvres que les dominants
sont en train de construire. La candidature de José Bové est contre ça, pour
enrayer ça, “il y a dans ce pays des gens qui vont empêcher qu’ils nous
implantent la guerre partout, il possible de mettre en commun quelque chose, un
rêve qu’on construit tout de suite ensemble.” Il explique que c’est ça d’abord
la différence avec les candidatures de O. Besancenot et MG Buffet : ce
n’est pas pour demain, après le jour J de la révolution : c’est tout de
suite, au quotidien, qu’on change la réalité et notre vie. Pour le logement,
José Bové demande simplement l’application de l’ordonnance de 1945 : il
existe aujourd’hui des centaines de milliers de logements vides, alors que des
centaines de milliers de logements sont indécents. S’ils ne veulent pas
appliquer de 1945, on est conduit à désobéir aux autorités et à appliquer la
loi soi-même. José Bové a beaucoup parlé de la démocratie. Mettre fin à
l’élection présidentielle au suffrage universel, élire les députés à la
proportionnelle, contrôler les élus, redonner la parole aux gens pour réécrire
la constitution dans les quartiers... Le sens de sa candidature ? Il faut
se réapproprier le bulletin de vote pour qu’il se transforme en insurrection
électorale. C’est une candidature collective. Je suis un nom sur un bulletin de
vote. Ma candidature est un trait d’union. Tout le monde ici est un porte
parole de la campagne.. Il a annoncé qu’on en était maintenant à 400
parrainages. Contre nous on a des appareils politiques, des partis qui n’ont
pas envie qu’on vienne déranger leur rond-rond. Le 7 mars sera une journée
nationale pour les parrainages... A Décines, on a parlé du monde, José a parlé
de son récent voyage au Mali, des raisons pour lesquelles des Africains
quittaient leur pays. “Nous sommes tous frères. Nous devons construire notre
avenir aujourd’hui, pas dans le futur...” Il a parlé de la Chine, “... le
meilleur modèle pour le capitalisme mondial : libéralisme économique et
dictature politique.” 400 millions de paysans risquent d’être chassés dans les
10 ans à venir. Le ministre de l’agriculture chinois le lui a avoué : ils
ne savent pas ce qui se passera. Si on continue comme ça, c’est insoluble, et
jamais l’humanité n’a connu ça. Ce lundi, José Bové va parler de l’agriculture,
mais pas au salon à la gloire de l’agriculture productiviste : dans sa
ferme du Larzac. Il a rappelé que 50 000 emplois disparaissent chaque année en
France dans l’agriculture... La soirée de Décines : ce qui y a été dit, le
nombre et la grande diversité des présents, l’engagement de José... forgent
l’impression que la candidature de José Bové tient la route. José Bové peut
être le candidat personnel et commun de centaines de milliers de personnes qui
sont impliqués dans les combats les plus divers, et qui ont en commun
l’engagement pour la vie, pour la solidarité. Comme quelqu’un l’a dit à
Décines : “c’est peut-être la première fois que nous allons pouvoir voter
pour nous, en votant José Bové”...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>La démocratie participative explose au Vénézuela avec 18 000 conseils communaux. Un article de Marie Delcas.</title>
    <link>http://blog.democraties-participatives.org/post/2007/04/27/La-democratie-participative-explose-au-Venezuela-avec-18-000-conseils-communaux-Un-article-de-Marie-Delcas</link>
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    <pubDate>Fri, 27 Apr 2007 22:59:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>pierre</dc:creator>
        <category>Révolution Bolivarienne</category>
            
    <description>&lt;p&gt;La &amp;quot;révolution bolivarienne&amp;quot; chère au président vénézuélien Hugo Chavez a
décidé de miser sur la démocratie participative plutôt que sur la démocratie
représentative. Alors que le chef de l'Etat s'est arrogé le pouvoir de
légiférer et que le Congrès a été mis en veilleuse, des milliers de conseils
communaux sont censés canaliser la participation à la base.&lt;img src=&quot;http://blog.democraties-participatives.org/public/./.democratie_bolivarienne_m.jpg&quot; alt=&quot;democratie_bolivarienne.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;La &amp;quot;révolution bolivarienne&amp;quot; chère au président vénézuélien Hugo Chavez a
décidé de miser sur la démocratie participative plutôt que sur la démocratie
représentative. Alors que le chef de l'Etat s'est arrogé le pouvoir de
légiférer et que le Congrès a été mis en veilleuse, des milliers de conseils
communaux sont censés canaliser la participation à la base.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Le conseil communal, explosion du pouvoir populaire&amp;quot;, dit l'affiche rouge
sur la porte de la cantine scolaire, transformée, ce samedi matin, en salle de
réunion. Dehors, dans un enchevêtrement de parpaings et de ciment, les ruelles
s'éparpillent sur la montagne qui surplombe le centre de Caracas. Avant même
que ne démarre la réunion du conseil communal de San Agustin Sur, le débat
s'engage entre la dizaine de participants arrivés à l'heure. Trois jeunes
femmes voudraient faire retaper le jardin d'enfants. Les autres considèrent que
la construction de dépôts à ordure est plus urgente. &amp;quot;Avant, c'étaient les
fonctionnaires et les politiciens corrompus qui décidaient. Maintenant, le
conseil communal va prendre les choses en main&amp;quot;, explique Efrain Antonio
Gonzalez. A l'âge de 56 ans, il vient de passer son bac grâce aux &amp;quot;missions&amp;quot;
éducatives mises en place par M. Chavez. &amp;quot;Le président l'a dit : &amp;quot;Tout le
pouvoir au peuple&amp;quot;. La révolution va enfin avancer&amp;quot;, insiste-t-il, avec
orgueil. Une voisine l'interrompt : &amp;quot;Au lieu de causer, Chavez devrait
plutôt exiger des résultats de ses ministres.&amp;quot; Le ton de la discussion monte
d'un cran. Réélu avec 62,8 % des voix le 3 décembre 2006, M. Chavez a opté pour
accélérer la construction de ce &amp;quot;socialisme du XXIe siècle&amp;quot; qu'il invente au
fil de ses discours. Une loi dite &amp;quot;habilitante&amp;quot; lui permet de légiférer par
décret pendant dix-huit mois. &amp;quot;Le président Hugo Chavez veut transférer le
pouvoir à la base. Les conseils communaux sont l'expression de cette démocratie
directe qui doit dynamiser la démocratie représentative&amp;quot;, explique le nouveau
vice-président de la République, Jorge Rodriguez. Les Vénézuéliens qui appuient
la &amp;quot;révolution bolivarienne&amp;quot; de M. Chavez voient dans le pouvoir communal un
puissant agent de transformation sociale et politique. Ceux qui la redoutent
aussi. Depuis l'adoption de la loi qui les a créés en 2006, plus de 18 000
conseils communaux - ruraux et urbains - ont vu le jour. Ils devraient
finalement atteindre le chiffre de 30 000. Prévu pour regrouper entre 200 et
400 familles vivant dans une même zone, le conseil communal, à la différence
des institutions traditionnelles, définit lui-même ses frontières. Le droit de
vote est rabaissé à 15 ans. &amp;quot;Convaincu de l'inefficacité de son administration
publique, de la corruption qui y règne, Hugo Chavez tente de court-circuiter
les institutions de l'Etat pour s'appuyer directement sur le peuple&amp;quot;, explique
la politologue Ana Maria San Juan. Selon la vice-présidence de la République,
les conseils communaux ont reçu, en 2006, l'équivalent en bolivars de 1,2
milliard d'euros. Ils en percevront plus du double en 2007, pour ici refaire
les trottoirs ou là monter une maison des jeunes. &amp;quot;La révolution a des idées et
beaucoup de moyens. L'enthousiasme des gens fait le reste&amp;quot;, note Hipolito
Moreno, un Colombien venu travailler à la mise en place d'un programme de
rénovation urbaine. Serveuse dans un petit bistrot du centre de Caracas,
Dibisay raconte qu'à Bello Monte, où elle vit, le conseil communal n'a pu être
formé, faute de quorum aux réunions. &amp;quot;Les gens n'y croient pas ou ils s'en
foutent&amp;quot;, confie-t-elle. La patronne signale que dans son quartier à elle, &amp;quot;les
chavistes ont évidemment pris le contrôle du conseil&amp;quot;. Au sein de l'opposition,
d'aucuns voient dans les conseils communaux le dernier instrument en date de la
&amp;quot;cubanisation&amp;quot; du Venezuela. &amp;quot;Les propos de certains hauts fonctionnaires
prêtent à confusion, car ils présentent les conseils communaux comme le relais
local de la politique gouvernementale ou la cellule de base du nouveau parti&amp;quot;,
juge Elias Santana, directeur de l'Ecole des citoyens, une organisation sans
but lucratif qui promeut la vie associative et la participation populaire. M.
Santana défend ses thèses dans les pages d'El Nacional et de Tal Cual, deux
quotidiens favorables à l'opposition. Selon lui, &amp;quot;les conseils communaux
s'inscrivent dans un mouvement plus large et très dynamique en Amérique latine,
qui tente, notamment à travers les expériences de &amp;quot;budget participatif&amp;quot;, de
rapprocher la prise de décision politique des citoyens&amp;quot;. A la différence des
&amp;quot;cercles bolivariens&amp;quot;, ces associations promues un temps par M. Chavez et
aujourd'hui quasiment disparues, les conseils communaux sont conçus comme des
institutions. &amp;quot;Grand comme la France et l'Allemagne réunies, le Venezuela
compte à l'heure actuelle 335 municipalités. La France en a, à elle seule, plus
de 36 000&amp;quot;, rappelle Temir Porras, un haut fonctionnaire formé en France, à
l'ENA. Le vice-président vénézuélien commente en souriant : &amp;quot;Vous voyez,
vous avez déjà vos conseils communaux.&amp;quot; Mais, problème, les conseils communaux
sont directement rattachés à la présidence de la République. La &amp;quot;commission
présidentielle du pouvoir communal&amp;quot; décide donc de l'attribution des fonds. Les
plus fervents défenseurs du pouvoir populaire s'en inquiètent, tel Roland
Denis, ancien ministre du plan, jugeant que &amp;quot;le caudillisme du régime peut s'en
trouver renforcé&amp;quot;. Il considère toutefois que la création des conseils
communaux représente &amp;quot;un espoir historique d'en finir avec les structures de
l'Etat bourgeois&amp;quot;. Comment articuler conseils communaux et institutions de
l'Etat - les mairies et les préfectures -, dont certains révolutionnaires
appellent de leurs voeux la disparition ? Comment concilier les vertus de
la démocratie directe et les besoins de la planification à long terme ?
Comment éviter que politiciens et bureaucrates ne noyautent les conseils
communaux ? &amp;quot;Beaucoup de réponses sont encore à trouver&amp;quot;, admet le
vice-président Rodriguez. Les conseils communaux pourraient bien offrir un
nouveau cadre d'action à l'opposition vénézuélienne, absente de l'Assemblée
nationale, pour s'être retirée des élections législatives en 2005. &amp;quot;Pour éviter
que Sa Majesté Chavez ne nous contrôle et ne nous surveille comme le fait Fidel
Castro, appliquons une règle élémentaire du judo : profiter de l'élan de
l'adversaire pour le contrer. Prenons d'assaut les conseils communaux ou
infiltrons-les&amp;quot;, prône l'opposant Jésus Petit Da Silva. Mais, pour Elias
Santana, &amp;quot;si la dynamique de la polarisation politique chavistes contre
antichavistes s'installe au sein des conseils communaux, l'espoir de voir
s'installer au Venezuela une véritable culture de la participation populaire
s'évanouira&amp;quot;. Marie Delcas&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.democraties-participatives.org/post/2007/04/27/La-democratie-participative-explose-au-Venezuela-avec-18-000-conseils-communaux-Un-article-de-Marie-Delcas#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Territoires : Démocratie participative à la Roche-sur-Yon</title>
    <link>http://blog.democraties-participatives.org/post/2007/04/11/Territoires-%3A-Democratie-participative-a-la-Roche-sur-Yon</link>
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    <pubDate>Wed, 11 Apr 2007 23:52:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>yasmine</dc:creator>
        <category>Démocratie dans les territoires</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Conseils de quartiers, conseils de sages, comités de projets… Les instances
de démocratie participative sont légion à La Roche-sur-Yon (Vendée). Article de
Bruno Tranchant publié par Ghislaine dans: Les débats participatifs de Ségolène
Royal http://www.lachalouperassemble.com/10-categorie-1022370.html&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Conseils de quartiers, conseils de sages, comités de projets… Les instances
de démocratie participative sont légion à La Roche-sur-Yon (Vendée). Imaginé
dès 1977, le dispositif a su évoluer au fil du temps, tant dans ses modalités
que dans son esprit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Animations, informations, débats… Depuis près de trente ans, la municipalité
de La Roche-sur- Yon s’est engagée dans une démarche participative, multipliant
sur toute la commune les lieux de discussion et les instances de proximité.
Avec l’ambition, grâce à une démarche pédagogique, de rapprocher le cercle des
élus de la population locale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les habitants se voient confier des « lettres de mission » sur des
thèmes aussi différents que l’aménagement urbain, l’intégration de zones
d’habitat et de zones économiques, l’avenir du centre-ville ou la création
d’une « maison des proches » pour les visiteurs des malades
hospitalisés… « Nos concitoyens doivent pouvoir peser sur les décisions et
utiliser une partie du budget d’investissement, estime le maire socialiste,
Pierre Regnault. Ces outils leur permettent de discuter des grands projets
urbains. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis deux ans, de nouveaux outils sont venus compléter le
dispositif : la création d’un collège d’habitants tirés au sort sur la
liste électorale ou bien encore l’édition de suppléments du mensuel municipal
Roche Mag, intitulés Ensemble, allons plus loin, et entièrement consacrés à la
vie des quartiers. Dans la foulée, des instances citoyennes – conseil municipal
des jeunes, conseils de quartier et conseil des sages (ouvert aux retraités) –
ont été chargées de dresser un état des lieux du « vivre ensemble », et de
réfléchir aux actions susceptibles d’améliorer les rapports collectifs et
humains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Habitants experts&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Nous avons mis en place un comité de projet pour procéder au
réaménagement du quartier de la gare, explique Pierre Regnault. Cela a permis
aux habitants de disposer des mêmes éléments d’information que les cabinets
d’étude et les élus. Du coup, ils sont devenus de véritables experts du
projet. » D’autres initiatives d’envergure ont vu le jour. « Depuis
le 16 avril 2005, date des premières assises de la démocratie participative, le
niveau de réflexion n’a cessé de s’élever, se félicite l’élu. Ce qui prouve
l’intérêt grandissant de la population pour des aspects qui vont bien au-delà
des simples questions de voirie. Il y a désormais une vraie culture de
citoyenneté à la Roche-sur-Yon. Récemment, nous avons lancé des débats sur le
thème du “Mieux vivre ensemble”. Les résultats ont dépassé toutes nos
espérances, et ont démontré que les citoyens sont devenus acteurs à part
entière de leur ville. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fort de ces expériences, Pierre Regnault se réfère désormais à une
« culture partagée ». « Les conseils de quartier se sont appropriés
tous les thèmes de la vie locale, des espaces publics aux aménagements urbains,
en passant par les problématiques d’accès aux parkings. Ces réflexions
démontrent la pertinence de l’expertise citoyenne.» À preuve : le franc
succès des journées de la démocratie locale qui enrichissent chaque année un
peu plus les pratiques municipales…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bruno Tranchant&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.democraties-participatives.org/post/2007/04/11/Territoires-%3A-Democratie-participative-a-la-Roche-sur-Yon#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>José Bové : « Il faut faire de la lutte contre les discriminations de tous types une priorité nationale »</title>
    <link>http://blog.democraties-participatives.org/post/2007/04/11/Jose-Bove-%3A-Il-faut-faire-de-la-lutte-contre-les-discriminations-de-tous-types-une-priorite-nationale</link>
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    <pubDate>Wed, 11 Apr 2007 23:12:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>pierre</dc:creator>
        <category>La parole aux banlieux!</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Questions posées à José Bové sur le
site:http://www.oumma.com/spip.php?article2403#forum6078&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;
Les personnes issues de l’immigration notamment maghrébine subissent des discriminations multiformes...
&lt;/pre&gt;    &lt;p&gt;JB - La question des discriminations liées à l’origine des populations
issues de l’immigration coloniale ou post-coloniale est bien plus large que le
seul problème de la discrimination à l’embauche. Celle-ci en est un aspect
parmi les plus lourds de conséquences. Le dernier rapport du Bureau
International du Travail fait apparaître que cette forme de discrimination est
quasiment la règle (dans 4 cas sur 5 !!) dans les entreprises françaises. Il
aurait dû entraîner une mobilisation de tous les moyens législatifs et
politiques pour combattre ce qu’il faut bien appeler un racisme structurel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le problème est dans le fait que pour qu’un Etat combatte de manière
crédible et effective un tel phénomène social, il faudrait déjà qu’il soit
lui-même débarrassé des formes de racisme institutionnel qui le caractérisent.
La pratique ordinaire du contrôle au faciès, le maintien de la double peine, la
quasi-impunité de facto des violences policières infligées à une partie de la
population, la privation d’une partie des élèves de ce pays de l’accès au droit
à l’éducation en sont les exemples les plus frappants. Quant aux mesures
immédiatement réalisables pour limiter la discrimination à l’embauche, elles
relèvent principalement de la dissuasion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd’hui l’écrasante majorité des plaintes pour discrimination, y compris
quand les faits sont constatés, sont classées sans suite. Il faut donc
faciliter les voies de recours et renforcer les moyens d’application des lois
qui existent, il faut appliquer réellement les textes communautaires qui font
peser la charge de la preuve sur le défendeur dés qu’une discrimination est
présumée, et il faut alourdir de manière fortement dissuasive le régime des
sanctions applicables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le CV anonyme n’est pas de nature à combattre la discrimination mais
simplement à la contourner, néanmoins l’abandon même de cette mesure en dit
long sur l’absence de volonté politique d’affronter le problème quand les
intérêts des patrons sont en jeu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut faire de la lutte contre les discriminations de tous types une
priorité nationale avec les moyens législatifs et financiers en conséquence. Le
reste, c’est-à-dire l’essentiel du combat contre les discriminations, ne peut
venir que d’une véritable lutte politique que seules les populations concernées
peuvent mener à bien avec tous leurs alliés. J’espère en être un, à la hauteur
de l’enjeu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Êtes-vous favorable au droit de vote des résidents non communautaires ?
Si oui, à quelles élections ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;JB - Je suis pour le droit de vote de tous les résidents étrangers
(communautaires ou non) à toutes les élections, sans exception. Ils doivent
également pouvoir être éligibles aux charges de représentation politique. Les
condition d’ancienneté d’installation doivent être définie après débat, mais ne
doivent pas être trop lourde dés lors qu’il y a participation de l’intéressé à
la vie sociale, économique, culturelle française.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A terme, nous devons engager un débat qui va dans le sens de l’évolution du
rapport entre citoyenneté de résidence (jouissance de l’ensemble des droits
citoyens) et nationalité. Il existe des pistes à étudier dans de nombreux pays,
y compris européens. Les inquiétantes dérives des candidats des partis &amp;quot;de
gouvernement&amp;quot; sur le thème de l’identité nationale rend cela de plus en plus
urgent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques Chirac a récemment supprimé le deuxième alinéa de l’article 4 de la
loi du 23 février 2005 glorifiant le passé colonial de notre pays. En 1995,
Jacques Chirac reconnaissait la responsabilité de l’Etat français dans la
déportation des Juifs de France et &amp;quot;la dette imprescriptible&amp;quot; de l’Etat à
l’égard des victimes et de leurs ayants droits. Pensez-vous que cette
reconnaissance puisse être étendue aux victimes des crimes coloniaux ? Si
oui, estimez-vous que ce travail de mémoire puisse être prolongé dans les
programmes de l’Education nationale ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;JB - La loi du 23 février est l’un des aspects de l’évolution inquiétante du
discours politique de ces dernières années, il n’est pas le seul. Nous
assistons à la réactivation des ressorts les plus chauvins de la politique et
de relents de discours colonialistes qu’on croyait révolus. Il y a quelques
années, Georges Frêche a lancé dans l’Hérault un projet de &amp;quot;Musée de la France
en Algérie&amp;quot; à la gloire de la colonisation sans que ça fasse de vague.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce projet est toujours en cours de réalisation. Je crois que cette
évolution, qui fait écho à la logique bushienne du choc des civilisations et de
la guerre globale permanente, sert plusieurs objectifs que partagent ceux qui
nous gouvernent depuis trop longtemps : monter les gens les uns contre les
autres pour mieux les contrôler par des moyens clientélistes et
communautaristes ; désigner des &amp;quot;populations dangereuses&amp;quot;, voire des
&amp;quot;ennemis intérieurs&amp;quot; pour justifier le renforcement de la fonction policière et
répressive de l’Etat et en même temps réduire les citoyens à la résignation
grâce au chantage à l’insécurité ; au plan international, justifier la
poursuite et le renforcement de politiques d’agression et de pillage
néo-colonial ; et masquer, enfin, le renoncement de ces mêmes politiques
au rôle de redistribution de l’Etat et de choix des politiques économiques et
sociales, abandonnés aux entreprises multinationales et aux organismes
financiers internationaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La France doit reconnaître et assumer l’ensemble de son Histoire pour
assumer toutes celles et tous ceux qui la composent. C’est aussi la condition
pour décider de quels aspects de cette Histoire nous voulons être les
continuateurs. Parmi ceux qui me viennent à l’esprit immédiatement, il y a les
combats anti-esclavagistes et anti-coloniaux, les combats pour l’égalité entre
les femmes et les hommes, les combats des paysans contre la confiscation des
terres et de la nature par l’économie du profit et du productivisme, les
combats ouvriers et salariés, le combat anti-nazi, le combat anti-impérialiste
et anti-raciste...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les crimes et la &amp;quot;dette&amp;quot; coloniaux doivent être reconnus et la question des
réparations ne doit plus être un tabou. Je pense que la meilleure réparation
est le plein engagement pour la justice et l’égalité en France, le combat
contre le pillage et la domination des peuples du sud et la construction de
rapports justes et équitables au niveau mondial. Les programmes de l’éducation
nationale doivent bien entendu intégrer ces exigences en se libérant
complètement des vérités historiques officielles qui sont encore en bonne
partie celles des vainqueurs et des puissants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pensez-vous supprimer ou laisser en l’état la loi Ceseda ainsi que les
dernières lois sur l’immigration ? Etes vous notamment favorable ou non à
la disposition de loi criminalisant la solidarité envers les sans
papiers ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;JB - Toute loi criminalisant la solidarité pour l’égalité des droits est une
loi scélérate qu’il est du devoir de tous et de toutes de ne pas appliquer. Je
suis bien sûr pour l’abrogation de la loi CESEDA de Nicolas Sarkozy, comme de
toutes les lois de criminalisation des migrants : les lois Pasqua, Debré,
Chevènement, Méhaignerie, Guigou... A leurs places il nous faut une loi
garantissant le droit du sol et les droits des étrangers. Il faut dépénaliser
le séjour irrégulier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne doit plus aller en prison pour des papiers. Il faut fermer les centres
de rétentions et supprimer la compétence du ministère de l’intérieur et de la
police dans la gestion de l’immigration et transférer celle-ci à un autre
ministère : le ministère de l’égalité des droits ! Les sans-papiers
doivent être immédiatement régularisés avec une carte de séjour de dix ans. Il
faut ouvrir les emplois réservés à tous les résidents étrangers et la double
peine doit être supprimée. Pour de vrai ! Il faut par ailleurs mettre un
coup d’arrêt à l’escroquerie selon laquelle l’Europe forteresse et le déni des
droits des migrants serviraient les intérêts des travailleurs-ses et des
citoyen-nes en Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En plus du fait de maintenir des millions de personnes dans des conditions
de vie indignes, cela sert au contraire à fragiliser les droits des salarié-e-s
en France en favorisant le travail au noir dans des conditions inférieures aux
normes en vigueur (dans le bâtiment, l’agriculture, le textile, le nettoyage
industriel, les aides aux personnes etc.) et à préserver les très grandes
différences de rémunération entre pays, ce qui permet notamment les
délocalisations et la mise en concurrence des travailleurs au niveau
mondial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi SRU est contournée par de nombreux maires qui préfèrent payer une
amende plutôt que de construire des logements sociaux. Quelles dispositions
comptez-vous mettre en oeuvre pour contraindre au respect de cette loi ?
Et plus généralement pour lutter contre la pénurie des logements
sociaux ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;JB - La question du droit de toutes et tous à un logement digne est une des
premières priorités que doit se fixer toute politique qui se prétend soucieuse
de justice sociale. La fin du mal-logement et de la privation de logement est
un objectif réalisable à échéance relativement courte. Le seul obstacle est la
complicité des politiques publiques avec les intérêts de la spéculation
immobilière et foncière. Malheureusement, malgré les effets d’annonce
électoralistes, aucun des partis dits &amp;quot;de gouvernement&amp;quot; ne semble prêt à rompre
avec ces intérêts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut un grand plan de rénovation urbaine qui ne soit pas centré sur une
revalorisation du bâti qui ne profite pas au populations qui en ont le plus
besoin, comme c’est le cas avec le plan Borloo et le travail de l’ANRU. Il doit
avoir pour but central la réhabilitation des conditions de vie des habitants
des quartiers populaires et des mal-logés. J’appelle à un grand chantier de
réaménagement de l’habitat vétuste et de construction de 120 000 logements par
an.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, il faut mettre en place des sanctions réellement dissuasives à
l’encontre des municipalités qui ne construisent pas suffisamment de logements
sociaux, y compris l’inéligibilité, et appliquer un système de péréquation
fiscale entre les collectivités territoriales qui soit plus favorable aux
territoires où vivent des couches populaires modestes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’islamophobie est un phénomène dont la gravité est attestée par des études
de la CNCDH (Commission nationale consultative des droits de l’Homme), ainsi
que par diverses organisations de défense des droits de l’Homme. Quelles
dispositions comptez-vous prendre pour lutter contre l’islamophobie ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;JB - La stigmatisation des Musulmans et des populations de culture islamique
est devenue un des principaux véhicules de l’idéologie et des pratiques
racistes en France et dans le monde. C’est un phénomène extrêmement dangereux
qui met à l’index une partie importante de l’humanité et de la population
française. Ce discours favorise en plus la crispation et le repli identitaire
de chacun des &amp;quot;camps&amp;quot; qu’il définit, compromettant de plus en plus les
possibilités de vie commune pacifique. Il doit être combattu vigoureusement,
comme doivent être combattues toutes les formes de racismes, de discrimination
et d’incitation à la haine sur la base de l’origine ethnique ou culturelle, des
convictions religieuses ou philosophiques, des choix et orientations sexuelles
ou existentielles, du sexe ou des caractères physiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est par ailleurs impératif de défendre la séparation de l’Etat et de la
religion, d’imposer le respect des droits et libertés des individus quelle que
soit leur origine ou leur orientation philosophique ou religieuse, de garantir
la liberté de croire ou de ne pas croire ainsi que la possibilité de pratiquer
ses convictions dans des conditions dignes, d’égalité entre les cultes et de
respect des droits de chacun-e. Parmi les droits les plus fondamentaux nous
mettons aussi les droits à la libre expression, à la liberté de la presse, à la
liberté de critiquer y compris les croyances et religions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est pour cela que je tiens à ce qu’un sérieux effort soit déployé pour
distinguer ceux-ci de l’incitation à la haine, de la stigmatisation et de la
mise à l’index de parties de la population. Je peux dire d’ores et déjà que les
caricatures des années trente présentant les juifs au nez crochus et aux airs
sournois ne relèvent pas de la critique inoffensive, elles ont contribué à
faire le terreau d’un racisme aux conséquences fatales. De la même manière,
représenter les musulmans systématiquement comme des terroristes, des violents
et des abrutis ne relève pas de la simple liberté de la presse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi de mars 2004 qui bannit les signes religieux ostensibles de l’école a
eu pour conséquence la déscolarisation de dizaines de jeunes filles et leur
éviction du monde du travail. Quelles mesures pourrez-vous prendre pour
faciliter leur réintégration dans la société ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;JB - J’ai toujours été clairement contre cette loi. Il est évident que c’est
une loi qui est principalement préjudiciables aux musulmanes, en plus d’un
certains nombre de Sikhs. C’est une loi discriminatoire qui doit être abrogée.
Je suis, plus largement, pour une législation qui se donne les moyens de
défendre effectivement le libre choix des femmes, entre autre de porter le
foulard ou de ne pas le porter. Cela signifie de se donner de réels moyens
d’interdire toute discrimination et tout préjudice lié au port du foulard, de
se donner également les moyens d&amp;quot;interdire toute contrainte faite aux femmes,
notamment de le porter. Les filles déscolarisées doivent bien entendu avoir à
nouveau accès à l’école publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La légitimité du CFCM, notamment le mode d’élection de ses responsables, est
aujourd’hui contestée par de nombreux citoyens français de culture musulmane.
Quelle est votre opinion à ce sujet ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;JB - Les Musulman-e-s, comme les adeptes des autres religions, doivent avoir
la possibilité de s’organiser afin d’organiser l’exercice de leur culte dans
des conditions décentes, libres et en compatibilité avec les lois de la
République. Ceci doit pouvoir se faire sans immixtion de l’Etat. Le CFCM est le
fruit de négociations entre le ministère de l’intérieur et des interlocuteurs
musulmans qu’il a lui-même désigné ou reconnu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Musulman-e-s, comme les fidèles d’autres croyances doivent pouvoir
s’organiser librement et hors d’une tutelle de l’Etat contraire au principe de
laïcité. Pour que les institutions qu’ils se donnent soient reconnues comme
interlocuteur par l’Etat pour l’organisation pratique du culte, il est
préférable qu’elles soient réellement représentatives et transparentes. Je ne
suis pas sûr que le CFCM, œuvre de Nicolas Sarkozy, corresponde à ces
qualités.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement de M. Bush, loin de retenir les leçons de son aventure
militaire dramatique en Irak multiplie les menaces de guerre totale contre
l’Iran. Quelle position adopterez-vous en cas de guerre contre
l’Iran ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;JB - Tout d’abord, il est nécessaire de dire que les troupes d’occupation en
Irak doivent se retirer immédiatement. Tout doit être mis en œuvre pour
restituer au peuple irakien les richesses pillées et pour reconstruire une
société qui a été plongée dans l’horreur et la destruction par une politique
impériale criminelle. Les responsables doivent être poursuivis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui est des menaces des Etats-Unis d’Amérique de replonger la région
moyen-orientale et le monde dans une nouvelle guerre, je suis contre tout
projet d’intervention militaire contre l’Iran, la guerre n’est pas le moyen
juste ni efficace de résoudre les problèmes. La France doit user de tous les
moyens en sa possession pour s’y opposer. Elle doit user de sa position à l’ONU
et dans l’Union Européenne, en coopération avec tous ceux qui ont intérêt à la
paix, pour faire obstacle à la folie guerrière et hégémonique des
Etats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est temps par ailleurs que soit engagée par la France, puissance
nucléaire, un processus visant à dénucléariser complètement les rapports
internationaux et les programmes de défense et à l’adoption d’un pacte mondial
de bannissement de l’armement nucléaire, chimique et bactériologique. C’est la
seule manière crédible et durable de faire obstacle à une prolifération
incontrôlable des armes de destruction massives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Israël persiste à mépriser le droit international en toute impunité.
Colonisation toujours plus étendue, répression continue du peuple palestinien,
non respect des résolutions de l’ONU. La France peut-elle imposer contre le
droit à la force la force du droit ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;JB - La France et l’Europe peuvent et doivent mettre en œuvre tous les
moyens à leur disposition pour imposer le respect des droits nationaux du
peuple palestinien, l’application du droit et des résolutions internationales.
Il est insupportable que le peuple palestinien continue à être systématiquement
excepté des droits reconnus aux peuples à l’autodétermination, à la liberté et
à la vie. Il est insupportable également que l’Etat d’Israël continue à être
dispensé systématiquement de l’obligation de respect du droit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a en outre une urgence absolue à reprendre les aides directes
indispensables à la survie des palestiniens, et à imposer la levée immédiate du
siège imposé aux populations de Gaza et de Cisjordanie ainsi que l’arrêt des
incursions armées et des bombardements réguliers qu’ils subissent. En cinq ans,
depuis ma visite à Ramallah où j’ai pu rencontrer le Président Arafat assiégé,
les conditions de survie se sont dégradées de façon alarmante, pour tout Etat
qui en a les moyens ne pas intervenir relève de la complicité criminelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Propos recueillis par la rédaction
site:http://www.oumma.com/spip.php?article2403#forum6078&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.democraties-participatives.org/post/2007/04/11/Jose-Bove-%3A-Il-faut-faire-de-la-lutte-contre-les-discriminations-de-tous-types-une-priorite-nationale#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Le logiciel libre: un défi contre les multinationales de l'informatique</title>
    <link>http://blog.democraties-participatives.org/post/2007/03/30/first</link>
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    <pubDate>Fri, 30 Mar 2007 17:00:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>pierre</dc:creator>
        <category>logiciel libre</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Logiciel Libre et José Bové ­ réponse à&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;candidats.fr le 27 mars 2007&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;quot; `&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;A travers les OGM, on peut par exemple aborder
la question de la gratuité et de la remise en cause de la propriété
immatérielle&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;(José Bové, La Décroissance, n°36, Février
2007).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;quot;On est attaqués [...] au niveau international
face au projet de [...] mise en place des brevets que ce soit sur le vivant,
que ce soit sur les logiciels libres, que ce soit sur la culture&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;(José Bové, Appel à l'unité, meeting à&lt;br /&gt;
 Clermont-Ferrand le mardi 6 mars 2007).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Introduction&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Le logiciel libre est un exemple &amp;quot;d'utopie qui
fonctionne&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Cette utopie repose sur l'idéal du partage de
la&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;connaissance, un thème qui est aussi abordé dans
le mouvement altermondialiste et par &amp;quot;la gauche&amp;quot; en général.&lt;/p&gt;    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Introduction&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le logiciel libre est un exemple &amp;quot;d'utopie qui fonctionne&amp;quot;. Cette utopie repose
sur l'idéal du partage de la connaissance, un thème qui est aussi abordé dans
le mouvement altermondialiste et par &amp;quot;la gauche&amp;quot; en général.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque deux personnes se partagent un gâteau, chacune des parts est réduite de
moitié. Au contraire, lorsque l'on partage de la connaissance, ou d'autres
&amp;quot;biens immatérielles&amp;quot;, chaque personne peut obtenir la totalité de la
connaissance originelle. C'est le cas lorsque l'on emprunte un livre dans une
bibliothèque, par exemple. Le logiciel libre repose sur quatre libertés
fondamentales qui garantissent le partage de la connaissance [1]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   3.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
      la liberté d'utiliser le logiciel, pour
n'importe quel usage,&lt;br /&gt;
   4.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
      la liberté d'étudier le fonctionnement du
logiciel et de le modifier (on parle d'accès au &amp;quot;code source&amp;quot;, équivalent à la
recette d'un plat ou à la partition d'une musique),&lt;br /&gt;
   5.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
      la liberté de diffuser le logiciel, par exemple
à vos amis, 4. la liberté de diffuser des versions modifiées du logiciel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le logiciel libre s'est développé de manière décentralisé voire artisanale, par
opposition aux logiciels propriétaires (c'est à dire non-libres), souvent issus
de grandes multinationales, comme Microsoft. Le logiciel libre est aujourd'hui
un succès: il est possible d'utiliser uniquement des logiciels libres sur son
ordinateur. Ce mouvement de partage de la connaissance dépasse aujourd'hui le
cadre du logiciel, pour être appliqué à la musique [2], à la connaissance
encyclopédique [3], ou à d'autres &amp;quot;biens immatériels&amp;quot;. On parle alors du
&amp;quot;libre&amp;quot; tout court.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, et de la même manière que les mouvements sociaux, écologistes ou
altermondialistes, le logiciel libre est menacé de par les multinationales et
les gouvernements français et européens. Ces menaces vont du non-respect de la
loi pour préserver les grandes multinationales (vente-liée d'ordinateur et de
logiciels [4]) et de la publicité déguisée pour les logiciels propriétaires
(notamment à l'école [5]) à l'appropriation de la connaissance (brevets
logiciels [6]) en passant par la criminalisation (interdiction de certains
logiciels, DADVSI, lois liberticides [7]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mouvement réuni derrière la candidature de José Bové et le mouvement du
logiciel libre partagent des objectifs, mais aussi des adversaires, communs.
Par exemple, nous faisons le rapprochement entre le combat contre les brevets
logiciels [6] et le combat contre les brevets sur les médicaments (contre le
Sida en Afrique notamment [8]) ou sur le vivant [9]. Mais nous faisons aussi le
rapprochement entre les procès intentés aux faucheurs d'OGM et ceux intentés à
de soit-disant pirates [7].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
U ne réponse politique est donc nécessaire, sur les questions liées au logiciel
libre. Ce document contient nos réponses au questionnaire [10] que l'APRIL
(Association pour la Promotion et la Recherche en Informatique Libre) a adressé
aux candidats à la présidentielle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les principales positions et propositions que nous développons sont les
suivantes:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- le refus des brevets logiciels, l'abrogation de la loi DADVSI et des lois
&amp;quot;liberticides&amp;quot;,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- la création d'un droit à l'interopérabilité (permettant à n'importe qui de
concevoir un logiciel capable &amp;quot;d'interopérer&amp;quot;,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
c'est à dire de dialoguer, avec un logiciel existant),&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- l'utilisation massives des logiciels et ressources libres et des standards
ouverts dans les administrations et dans l'éducation nationale,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- la création d'un service public du logiciel libre, afin de développer sur
fond public et de manière pérenne les logiciels libres nécessaires, notamment
pour les administrations et l'éducation nationale,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- l'obligation de rendre public les logiciels et articles scientifiques
réalisés sur fond public (logiciel libre pour les logiciels) .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[1] http://www.gnu.org/philosophy/free-sw.fr.html [2]
http://www.dogmazic.net&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[3] http://fr.wikipedia.org&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[4] http://racketiciel. info&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[5] http://questions.assemblee-nationale.fr/q12/12-100005QE.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[6] http://brevets-logiciels . info
[7]http://www.silicon.fr/fr/silicon/news/2003/12/02/ouverture-proces-pirate-dvd-jon,http://www.sur-la-toi&lt;br /&gt;

&lt;br /&gt;
com/mod_News_article_2586 .html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[8]http://www.monde-diplomatique.fr/2002/02/DEMENET/16129 ,
http://www.actupparis.org/mot91.html [9]
http://www.ogmdangers.org/action/brevet/brevets_intro.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[10] http://candidats . fr&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce document est sous licence CC-BY-SA et a été réalisé avec des logiciels
libres. Il ne demande qu'à être amélioré; pour cela l'APRIL ou d'autres
personnes intéressées ne doivent pas hésiter à nous contacter (voir email à la
fin du document).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB : Toutes les positions et propositions développées dans les réponses ne
figurent pas encore dans notre programme à l'heure actuelle; le programme sera
mis à jour dès que possible pour en tenir compte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1 Principe du brevet logiciel&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Question la : Considérez-vous que l'Office européen des brevets (OEB) et
l'Institut national de la propriété industrielle (INPI) délivrent des brevets
sur des logiciels et des méthodes intellectuelles?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des brevets logiciels, ou portant sur des méthodes intellectuelles, sont
aujourd'hui délivrés, en dépit de la loi actuellement en vigueur au niveau
européen. Le site http :j jgauss.ffii.orgjDatabase propose une liste
(non-exhaustive) de ces brevets, qui sont évalués à environ 30 000.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un certain nombre de ces brevets portent sur un ensemble, comprenant à la fois
une partie logicielle et une partie non-logicielle. Bien qu'il ait été
clairement interdit de breveter le logiciel, la formulation sous forme de
&amp;quot;revendications de programmes&amp;quot; qui revient à breveter ces programmes, donc des
&amp;quot;logiciels en tant que tels&amp;quot;, a permis de laisser passer des brevets logiciels
sans que l'OEB ni l'INPI ne le signalent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le même vide juridique a été utilisé pour breveter des méthodes
intellectuelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Question lb : Pensez-vous qu'il soit nécessaire de légiférer pour consacrer ces
pratiques ou au contraire les empêcher?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pensons qu'il est nécessaire de légiférer pour empêcher ces pratiques et
faire revenir les offices de brevets dans le cadre du Droit européen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les réformes juridiques - le Brevet Communautaire, l'Accord sur le règlement
des Litiges sur les Brevets Européens (EPLA) - qui se sont succédées depuis le
rejet de la directive en 2005 ont montré la détermination des groupes de
pression influents auprès de la Commission européenne à breveter le logiciel en
jouant sur les termes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi, nous estimons que le &amp;quot;logiciel en tant que tel&amp;quot; n'existe pas sans
interaction physique, et qu'aucun terme juridique ne peut prétendre le définir
autrement. Donc, concernant les activités industrielles dans lesquelles les
logiciels interviennent, il faut délimiter le domaine des inventions
brevetables à l'utilisation des forces de la nature en vue de contrôler des
effets physiques; avec la nécessité d'une antériorité de l'art.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, l'action contre les tentatives de breveter le logiciel, comme les
activités de recherche, les idées, les méthodes intellectuelles ou
pédagogiques, ne devra pas se limiter au seul plan législatif. Des réformes
institutionnelles (l'INPI, l'OEB) sont aussi à envisager quant à la possibilité
de contester des brevets déjà déposés, la qualité des futurs brevets, la bonne
gouvernance du système, l'indépendance judiciaire et le coût des litiges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les brevets posent aussi des problèmes dans d'autres domaines. C'est le cas
lorsque le partage de la connaissance est nécessaire pour des raisons
humanitaires évidentes, comme dans la santé (par exemple les médicaments contre
le Sida en Afrique, ou le dépistage du cancer du sein en France), ou dans
l'agro-alimentaire (par exemples les semences). C'est aussi le cas lorsque
l'appropriation de la connaissance est clairement inacceptable moralement,
comme dans le cas du vivant (indépendamment des problèmes d'ordre écologique ou
éthique que les bio-technologies peuvent poser).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pensons donc qu'un débat doit être ouvert sur la question de la
brevetabilité et de ses limites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2 État du système des brevets&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Question 2a : Partagez-vous le constat que l'OEB et l'INPI se comportent
actuellement comme des organisations à but lucratif?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'OEB se définit lui-même comme &amp;quot;organisme à but non lucratif&amp;quot; (http :j
jwww.european-patent-office.orgjnewsjpressreljpdfjba et L'INPI comme &amp;quot;un
établissement public&amp;quot; &amp;quot;doté de l'autonomie financière et placé sous la tutelle
du Ministre de l'économie,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
des finances et de l'industrie et du Ministre délégué à l'industrie&amp;quot; (http :j
jwww.inpUrjfrontjshow_rub.php&amp;quot;?rub_id=71).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, tout deux ont un &amp;quot;budget auto-financé&amp;quot; par le biais de taxes sur les
différentes procédures qu'ils effectuent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Actuellement, l'OEB et l'INPI cherchent à maximiser ce budget, conduisant à une
dérive commerciale en contradiction avec leurs statuts originels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus généralement, nous pensons que la pression actuelle en faveur de la
brevetabilité et du dépôt de brevet (évoquée dans votre argumentaire) se
retrouve à beaucoup d'autres niveaux (prime au dépôt de brevet pour les
chercheurs publics par exemple) et résulte aussi de la politique actuelle en
matière de production de connaissance. Cette politique, d'essence libérale,
conduit à une mise en concurrence des différents chercheurs, entreprises et
pays pour le dépôt de brevet, selon la règle &amp;quot;premier arrivé, premier servi&amp;quot;.
Cette politique n'est pas la nôtre: à la concurrence, nous préférons la
coopération.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Question 2b : Partagez-vous le constat que le système des brevets en Europe et
en France ne garantit plus l'équilibre entre les détenteurs de brevets et la
société dans son ensemble, ni entre gros et petits détenteurs de brevets?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment pourrait-on parler d'équilibre alors que la société en général n'a
aucun moyen de contrôle ou de pression sur les organismes gérant les brevets et
la propriété intellectuelle (OEB notamment)&amp;quot;?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nombre sans cesse croissant de demandes de brevet, et la tendance à faire
des brevets qui &amp;quot;couvrent&amp;quot; le plus largement possible, englobant y-compris des
travaux très éloignés de ceux réalisés par les détenteurs du brevet, sont aussi
des sources de déséquilibre. Comment un chercheur peut-il être certain que ses
travaux ne sont pas déjà couvert par un brevet&amp;quot;?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, le coût d'une procédure de dépôt de brevet est suffisant pour décourager
les particuliers, et le coût d'une action judiciaire est suffisant pour
conduire des entreprises de petite ou de moyenne taille à renoncer face à de
grande ou très grande entreprises (ce problème juridique n'est pas limité au
seul domaine de la propriété intellectuelle). De fait, le &amp;quot;jeu des brevets&amp;quot; est
réservé à un petit groupe, et se fait au détriment des autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Question 2c : Pensez-vous que la législation et les règles de procédures
relatives aux brevets doivent être contrôlées par les organes législatifs
élus?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela est particulièrement vrai pour l'OEB. Les membres du conseil
d'administration de l'OEB sont nommés de manière &amp;quot;opaque&amp;quot;, et cumulent des
pouvoirs de nature exécutifs mais aussi législatifs et judiciaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous voulons une véritable séparation des 3 pouvoirs (exécutif, législatif et
judiciaire) et un contrôle démocratique des instances par l'Assemblée au niveau
national et par le Parlement Européen au niveau européen. Enfin, nous
souhaitons redonner le pouvoir législatif à l'Assemblée et au Parlement
européen, pas seulement sur les questions liées à la brevetabilité mais de
manière plus générale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3 Avenir du système de brevets&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Question 3a : Êtes-vous favorable à la création d'une nouvelle Cour européenne
des brevets, dirigée par les offices de brevets?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Non.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le projet de cour européenne des brevets (EPLA) s'appuierait sur la
jurisprudence de l'OEB, et serait dirigée par un organisme désigné par le
Conseil d'administration de l'OEB. Il y a donc clairement une confusion entre
les différents pouvoirs (législatif, exécutif et judiciaire), alors que ceux-ci
doivent être séparés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, la traduction en anglais de toutes les langues nationales européennes
pose un autre problème, car elle peut être la source de nombreux litiges. Or if
faut évidemment chercher à limiter au maximum le nombre de litiges; l'objectif
d'un système de brevet n'étant pas d'enrichir les cabinets juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Question 3b : Êtes-vous favorable à la limitation de la mission des offices de
brevets au seul enregistrement des dépôts de brevets, alors que les recherches
en antériorité et sur l'inventivité des revendications seraient privatisées, et
la validité des brevets jugée par des tribunaux publics au sein d'une
coordination judiciaire?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Non.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La FFII et le site Power to the Parliament ont proposé un système dans lequel
l'enregistrement de brevet serait gratuit et non-contrôlé. Ensuite des tiers
pourraient attaquer en justice s'ils estiment que le brevet n'est pas valide,
et en cas de victoire, exiger une compensation financière. Nous partageons le
constat que le système de brevet actuel n'est pas satisfaisant. Notre but est
bien que le rôle des offices ne soit pas d'encourager au dépôt de brevet, mais
au contraire de mettre en place les moyens permettant de limiter les brevets
aux cas où la société dans son ensemble bénéficie de la concession qu'elle a
accordé au domaine commercial. Cependant, nous considérons que le système
proposé par la FFII ne remplit pas ces objectifs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Premièrement, il repose à nos yeux sur le &amp;quot;dogme libéral&amp;quot;, en partant du
principe que la privatisation et la mise en concurrence des recherches
d'antériorité apporteront plus de démocratie. Nous savons par expérience que ce
dogme n'est pas toujours vrai.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deuxièmement, nous pensons que, pour être fiables, les recherches d'antériorité
et le jugement de l'inventivité doivent être réalisés par le public comme les
offices de brevet, comme cela est le cas en France, et non pas par des agences
privées dont le niveau de compétence et la partialité peuvent être variables
d'une agence à l'autre. La recherche d'antériorité et le jugement de
l'inventivité sont des tâches administratives qui relève de l'état et qui n'ont
pas à reposer sur la société civile. En effet, rien ne prouve que celle-ci aura
les moyens (argent, temps, compétences techniques) pour assurer cette tâche de
validation des brevets. Le rôle de l'état républicain n'est pas d'inciter la
société civile à faire respecter la loi; au contraire le rôle de l'état est de
garantir le respect de la loi pour tous et dans des conditions égales, ce que
ne permet pas le système concurrentiel proposé par la FFII. D'une manière plus
générale, nous sommes opposés à la privatisation des administrations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Troisièmement, dans ce système, attaquer un brevet demande de payer une agence
privée pour réaliser une recherche d'antériorité, ce qui demande des moyens
financiers importants. La compensation financière obtenue en cas de victoire
n'est pas suffisante, car d'une part il faut avancer l'argent, et d'autre part,
le résultat de la procédure judiciaire est incertain. Par conséquent, ce
système favorise clairement ceux qui ont de l'argent: soit pour payer des
recherches d'antériorité et des procès, soit pour payer les compensations
exigées en cas d'annulation de brevet. D'où une dérive vers une &amp;quot;justice à deux
vitesses&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quatrièmement, dans ce système, l'enregistrement des brevets étant
non-contrôlé, il est très facile de déposer un grand nombre de brevets, dont la
validité est incertaine. Ces brevets garderont un effet dissuasif, car attaquer
ces brevets en justice demande du temps et des moyens financiers importants (cf
deuxièmement). La validité des brevets étant incertaines, personne ne sait ce
qui est réellement protégé et ce qui ne l'est pas, conduisant à une forme de
flou et d'insécurité juridique: personne ne sait quel est la vraie valeur d'un
brevet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, ce système présente un risque de dérive: certaines entreprises
pourraient se spécialiser dans l'attaque de brevet et ne vivre que de cela,
vivant donc au crochet du système judiciaire! Ce type de dérive a été observé
dans les pays où il est possible d'attaquer en justice sans l'accord de la
victime (comme l'Allemagne).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En revanche, faire réaliser les (coûteuses) recherches d'antériorité par un
organisme public ne signifie pas que le prix de celles-ci ne doit pas être à la
charge des demandeurs de brevet. Nous suggérons un &amp;quot;tarif progressif&amp;quot;,
c'est-à-dire faisant payer plus cher les entreprises qui déposent plus de
brevets (nombre de brevet ramené à la taille de l'entreprise).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Question 3c : Êtes-vous favorable à un principe de pollueur/payeur où,
lorsqu'une revendi­cation de brevet se révélerait invalide, on serait autorisé
à percevoir une compensation de la part du détenteur du brevet?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permettrait d'éviter que des détenteurs de brevet menacent des entreprises
avec des recours en justice sans fondement, employés comme une arme de
dissuasion, de manière à ce qu'elles abandonnent leurs projets avant même
d'avoir pu vérifier la légitimité de ces actions. Sachant qu'elles devront
payer des avocats spécialisés en matière de brevets aux honoraires suffisamment
dissuasifs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4 Principe des mesures techniques et de la protection juridique associée&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Question 4a Depuis 1995, la Commission Européenne encourage l'utilisation des
mesures techniques de protection comme facteur de développement d'une économie
de la culture à l'ère du numérique. Pensez-vous que cette stratégie soit
pertinente?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Non.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet, nous soutenons le développement d'une économie de la culture fondée
sur les communautés, l'échange et le partage. A l'ère du numérique, la logique
pyramidale des industries culturelles nous semble dépassée et l'initiative
individuelle illusoire. La civilisation numérique s'organise autour des
communautés et repose sur l'utilisation des logiciels et des réseaux
décentralisés. Il est donc pertinent d'orienter l'économie culturelle vers ces
modèles communautaires en favorisant le plus possible les démarches
collaboratives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, l'utilisation des mesures techniques de protection consiste à
priver l'utilisateur de la libre utilisation de ses programmes. Elles sont
conçues pour restreindre l'utilisateur; or, l'utilisateur doit conserver la
maîtrise de son ordinateur et doit pouvoir décider lui-même ce qui doit
fonctionner.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mesures techniques de protection posent de nombreux problèmes.
Premièrement, elles entrent en conflit avec le droit à la copie privée.
Deuxièmement, elles ne permettent pas de contourner les mesures techniques de
protection dans le cas où une oeuvre a été légalement acquise et où cela est
nécessaire pour accéder aux données, par exemple pour la lecture d'une vidéo
sous GNU /Linux. Troisièmement, elles vont à l'encontre de la diffusion de la
culture et des connaissances, en empêchant le &amp;quot;fair use&amp;quot; (par exemple le prêt
d'un film à un ami) ou le prêt et la conservation dans les bibliothèques.
Quatrièmement, elles ne sont pas limitées dans le temps, alors que le droit
d'auteur peut être limité dans le temps. Cinquièmement, elles ne prennent pas
en compte la protection de la vie privée, alors que certaines mesures reposent
sur la collecte d'informations personnelles. Sixièmement, elles impliquent un
risque de &amp;quot;vente liée&amp;quot;, puisqu'en plus d'acquérir une oeuvre, il faudra
désormais acquérir un logiciel ou une machine capable de la lire et &amp;quot;autorisé&amp;quot;
par les auteurs de la protection; cela peut conduire à de dangereux monopoles
ou des &amp;quot;positions dominantes&amp;quot;, et à menacer l'interopérabilité. Septièmement,
elles portent atteinte au droit de publier des logiciels, puisque certains
logiciels (ceux pouvant servir à contourner des mesures techniques de
protection) seraient interdits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, ces mesures techniques de protection coûtent chers, et elles se sont
(jusqu'à aujourd'hui) toujours révélées ineffi­caces : les pirates ont toujours
réussi à déjouer ces mesures. C'est pourquoi des acteurs économiques importants
choisissent de renoncer à ces mesures techniques (voir les déclarations de
Steve Jobs, dirigeant de Apple).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Question 4b : En signant les traités WCT et WPPT en 1996, l'Europe a fait il y
a 10 ans le choix de la protection juridique des mesures techniques de
protection. Pensez-vous que ce choix était judicieux?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Non.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Premièrement, ce choix ne tient pas compte des évolutions possibles de
l'environnement numérique. Le choix de la protection juridique des mesures
techniques de protection n'est donc pas une réponse aux échanges de fichiers
sur les réseaux peer to peer, apparus en 1998. Ce choix est tout simplement
inadapté à l'Internet que nous connaissons aujourd'hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deuxièmement, s'il paraît normal de pouvoir protéger juridiquement des oeuvres
(par exemple via le droit d'auteur, qui peut interdire le &amp;quot;piratage&amp;quot;), les
mesures techniques de protection n'ont pas à être protégées juridiquement, et
ce pour deux raisons: d'une part nous pensons que ces mesures sont inefficaces
et dangereuses (cf question 4a), et d'autre part, étant de nature technique,
elles n'ont pas à relever d'une protection juridique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, ces choix ont été réalisés de manière peu démocratique (par exemple,
vote de la loi DADVSI selon la procédure d'urgence), et sous la pression des
lobbies industriels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5 International&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Question 5a : Pensez-vous que la France devrait oeuvrer activement, notamment à
la Com­mission et dans les agences de l'ONU, à la réalisation des objectifs de
la déclaration de Genève, et contribuer à l'adoption à l'OMPI d'un traité
s'inspirant du &amp;quot;projet de traité pour l'accès à la connaissance et aux
techniques&amp;quot;, ou reprenant les propositions contenues dans l'accord de
Paris?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La déclaration de Genève est couplée avec l'activité des pays en voie de
développement pour que l'OMPI adopte dans chacune de ses initiatives une
position qui soit compatible avec le développement (&amp;quot;Agenda pour le
développement&amp;quot;). Au coeur de cette action de la société civile et des ONG se
trouve la question de &amp;quot;l'accès à la connaissance&amp;quot;. Le partage mondial du
savoir, notamment dans les domaines liés à la santé publique, à la lutte contre
la faim et au respect des droits humains fondamentaux (liberté d'expression,
participation de toutes et de tous aux bénéfices de la recherche scientifique,
droit à une information crédible pour que soit possible une citoyenneté
informée) requiert la réforme des Traités multilatéraux concernant la propriété
immatérielle, à commencer par le Traité des ADPIC (Aspect des Droits de
Propriété intellectuelle touchant au Commerce) annexé aux Traités de l'OMC. La
hiérarchie des normes internationales doit respecter les besoins des
populations, notamment celles des pays en développement. Ainsi, le droit à la
santé publique, à l'éducation, la lutte contre les pandémies, le droit à la
souveraineté alimentaire, et l'extension de la diffusion culturelle en
revivifiant le Domaine public, s'imposent devant les règles proprement
commerciales que les grands trusts multinationaux veulent appliquer à la
propriété immatérielle. L'Accord de Paris, négocié par les ONG et les
associations de la société civile internationale dans notre capitale en juin
2006, en voulant placer les règles concernant la propriété immatérielle sous le
régime des Droits de l'Homme vont dans ce sens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous sommes pour la refondation des instances internationales (OMPI mais aussi
OMC, FMI, Banque Mondiale, ONU, ... ), afin de les rendre plus démocratiques.
Nous sommes pour la diffusion la plus large possible de la culture et de la
connaissance, qui ne doivent pas être considérées comme des marchandises; c'est
pourquoi nous soutenons toute initiative allant dans ce sens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Question 5b : Pensez-vous que la France et l'Europe devraient demander à ce que
le projet de traité sur la radio-diffusion en cours d'examen à l'OMPI se
concentre sur l'obligation faite aux États de prévoir des sanctions en cas de
&amp;quot;vol de signal&amp;quot; au lieu de créer de nouveaux droits pour les diffuseurs, y
compris sur internet, et d'étendre la protection juridique des mesures
techniques?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le projet de traité sur la radio-diffusion en cours d'examen à l'OMPI a été
réalisé dans des conditions douteuses, la règle du consensus n'ayant pas été
respectée; son contenu pose aussi de nombreux problèmes. Nous considérons que
les &amp;quot;nouveaux droits pour les diffuseurs&amp;quot; évoqués dans la question sont
abusifs: il s'agit en l'occurrence de donner des droits de propriété
intellectuelle non pas à des oeuvres, mais aux &amp;quot;signaux&amp;quot; (radio, par exemple)
transportant ces oeuvres (une musique, par exemple). Cela permettrait par
exemple de &amp;quot;protéger&amp;quot; des oeuvres appartenant au domaine public, ou des oeuvres
dont les auteurs souhaitent une diffusion la plus large (par exemple sous
licences Creative commons). De plus, la portée même du traité n'est pas
limpide: si les émissions radio sont clairement concernées, qu'en est-il des
réseaux informatiques et de l'Internet&amp;quot;? du Wifi&amp;quot;? Enfin, il existe encore
d'autres problèmes, ce traité allant à l'encontre du &amp;quot;fair use&amp;quot;, de
l'indépendance des artistes, de la liberté d'expression, ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce traité inclut aussi des protections juridiques pour les mesures techniques
de protection. Nous sommes opposés à cet empilement juridique (voir réponse à
la question 7).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous souhaitons donc que ce traité se limite au &amp;quot;strict minimum&amp;quot;, c'est à dire
l'interdiction de &amp;quot;vol de signal&amp;quot;. Le &amp;quot;vol de signal&amp;quot; consiste à recevoir et à
utiliser un signal sans en avoir l'autorisation, par exemple capter une chaîne
de télé satellite sans payer l'abonnement correspondant. Cependant, nous
souhaitons aussi que la définition du &amp;quot;vol de signal&amp;quot; ne soit pas trop large,
notamment dans le cadre informatique; par exemple une personne dont
l'ordinateur se connecte de lui-même sur des réseaux Wifi ouverts se place
d'évidence en dehors d'une position de &amp;quot;vol de signal&amp;quot;!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
6 Interopérabilité&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Question 6a : Êtes-vous favorable à un droit à l'interopérabilité reconnaissant
à tout citoyen le droit de concevoir et de divulguer, sous quelque forme que ce
soit et dans les conditions de son choix, un logiciel original capable
d'interopérer avec un autre système quel qu'il soit?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit à l'interopérabilité est essentiel pour garantir au citoyen la liberté
de produire et d'utiliser de nouveaux logiciels capables d'interopérer avec
d'autres solutions existantes. Priver les citoyens de ce droit favoriserait
l'installation de monopoles privés qui auraient le contrôle complet de
l'évolution du système créé. Cette situation comporte le risque de contraindre
l'utilisateur de continuer à utiliser un logiciel qui ne le satisfait plus,
uniquement car aucune alternative légale ne serait possible sans quitter le
système ainsi délimité par le logiciel. L'interopérabilité est en particulier
nécessaire pour permettre au créateurs de logiciels de propositions capables de
fonctionner avec d'autres, et ainsi offrir une alternative. Ces logiciels
alternatifs sont important dans le contexte d'adaptation à d'autres systèmes
spécifiques, pour par exemple offrir un logiciel sur une architecture
matérielle particulière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La conception d'un logiciel interopérable avec un autre logiciel existant peut
se faire en s'appuyant sur les spécifications du logiciel existant,
lorsqu'elles sont disponibles. Lorsqu'elles ne le sont pas, il est nécessaire
d'avoir recours à des techniques comme la décompilation ou l'ingénierie
inverse. Le droit à l'interopérabilité implique donc l'autorisation de
pratiquer ces techniques. Ces techniques sont légales en France à l'heure
actuelle, mais sont petit à petit remises en cause par de nouvelles
législations ambiguës.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Question 6b : Pensez-vous que la protection juridique des mesures techniques
devrait s'appli­quer sans préjudice d'un tel droit, et qu'une mesure technique
s'opposant à la mise en oeuvre effective de l'interopérabilité car ne reposant
pas sur un standard ouvert devrait pouvoir être contournée?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Respectivement non (la protection juridique des mesures techniques ne doit pas
s'appliquer sans préjudice d'un tel droit) et oui (une mesure technique
s'opposant à la mise en oeuvre effective de l'interopérabilité doit pouvoir
être contournée).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les mesures techniques de protection peuvent gêner l'application du principe
d'interopérabilité énoncé précédemment (question 6a). Nous sommes opposés à la
protection juridique des mesures techniques de protection. Par conséquent, le
droit à l'interopérabilité doit inclure le droit de contourner les mesures
techniques de protection à des fins d'interopérabilité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Question 6c : Pensez-vous que lorsqu'un éditeur a obligation de fournir les
informations essentielles à l'interopérabilité, il ne devrait pas pouvoir poser
d'autres conditions que le seul remboursement des frais de logistique engagés
pour la mise à disposition de ces informations?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
6&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, nous sommes plutôt opposés à l'idée d'obliger les éditeurs à fournir
des informations. En effet, cela nuirait fortement au développement de logiciel
&amp;quot;amateur&amp;quot;, ce qui inclut un nombre important de logiciels libres: un
développeur &amp;quot;amateur&amp;quot; et bénévole n'a pas forcément ni les moyens, ni le temps,
ni la motivation pour rédiger les documentations nécessaires pour ses
logiciels. Enfin, la fiabilité des documentations fournies par un éditeur à qui
l'on force la main risque d'être plutôt faible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pensons donc que chaque éditeur doit avoir le choix de publier ses
standards ou non. Cependant, la disponibilité de ces informations peut (et
doit) bien entendu être un critère pour le choix des logiciels, notamment dans
le secteur public (voir réponse 12).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, l'obligation de fournir des informations peut être nécessaire dans
certaines situations de monopole (comme c'est le cas actuellement vis-à-vis de
Microsoft). Dans ce cas, la mise à disposition de ces informations doit être
gratuite (en effet, pour la mise à disposition par téléchargement depuis un
site Internet, &amp;quot;les frais de logistique&amp;quot; sont quasi-nuls).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Question 6d : Êtes-vous favorable à une loi énonçant les principes
précédents?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il paraît difficile d'imposer ces principes sans une loi appropriée. Cependant,
encore une fois, nous rappelons que la loi seule n'est pas suffisante si la
volonté politique n'y est pas!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Question 6e : Êtes-vous favorable à la suppression des limitations du test en
trois étapes que le législateur français a, inopportunément, inscrites dans le
code de la propriété intellectuelle?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le &amp;quot;test en trois étapes&amp;quot; n'autorise des exceptions aux droits d'auteur que
lorsque ces exceptions &amp;quot;ne portent pas atteinte à l'exploitation normale de
l'oeuvre ou autre objet protégé, ni ne causent un préjudice injustifié aux
intérêts légitimes du titulaire du droit&amp;quot;. Parmi ces exceptions, peuvent
figurer notamment le droit à la copie privée, le &amp;quot;fair use&amp;quot; (prêt entre amis
par exemple) ou l'utilisation des oeuvres dans l'éducation nationale. Ce &amp;quot;test
en trois étapes&amp;quot; implique donc que le droit à la copie privée ou le &amp;quot;fair use&amp;quot;
peuvent être rendu impossible par des mesures techniques de protection lorsque
les conditions du &amp;quot;test en trois étapes&amp;quot; ne sont pas satisfaites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le test en trois étapes renforce donc la légitimité des moyens techniques de
protection, en reléguant le droit à la copie privée et à l'intéropérabilité à
des &amp;quot;exceptions&amp;quot; et non plus des &amp;quot;droits&amp;quot;. Cette limitation est purement
unilatérale et prive l'utilisateur de sa libre jouissance du produit acquis
légalement. L'équilibre entre la protection du droit d'auteur et la libre
utilisation du produit est rompu et doit être rétablie. La Loi vise à offrir
des garanties aux citoyens, qui doivent pouvoir déterminer avec fiabilité le
caractère de leurs actes. En inscrivant dans la Loi elle-même le &amp;quot;test en trois
étapes&amp;quot;, le législateur crée de l'insécurité juridique, ce qui est
préjudiciable aux libertés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
7 Directive 2001/29CE et loi DADVSI&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Question 7a : Partagez-vous le constat que la directive 2001/29CE pose plus de
problèmes qu'elle n'en résout? Si oui, quelle solution proposer à nos
partenaires pour sortir de l'ornière?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La directive 200l/29CE sur le droit d'auteur et les droits voisins dans la
société de l'information traduit en droit européen les traités WCT et WPPT
rédigés sous les auspices de l'OMPI. En particulier, cette directive inclut
l'interdiction de contourner les mesures techniques de protection qui contrôle
l'accès aux oeuvres numériques et / ou limite leur copie. Sont interdits
juridiquement les actes de contournement de ces mesures techniques, mais aussi
les logiciels permettant de réaliser ces actes de contournement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La directive 200l/29CE ne résout pas véritablement le problème du piratage: un
pirate étant déjà &amp;quot;hors-la-loi&amp;quot;, ce n'est pas une nouvelle interdiction qui
l'arrêtera! Le seul &amp;quot;problème&amp;quot; que résout cette direction est la mise en
conformité de l'Europe avec les traités internationaux de l'OMPI, cette
&amp;quot;harmonisation&amp;quot; étant tout relative puisque les traités ne sont pas traduits de
la même façon dans les différents pays. En particulier, nous regrettons que la
France n'ait pas entériné les vingt exceptions proposées par la Directive et
qui pourraient cadrer une politique ouverte, notamment en direction des
bibliothèques et de l'enseignement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En revanche, la directive 200l/29CE introduit les mesures techniques de
protection et les protège juridiquement, avec tous les problèmes déjà évoqués
(cf réponse à la question 4a).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La solution que nous proposons comprend deux volets. Tout d'abord, les traités
de l'OMPI laissent une certaine marge d'interprétation, et il s'agit bien
évidemment de les interpréter dans le sens le moins favorable à la protection
juridique des mesures techniques de protection, et ce tant au niveau français
qu'au niveau européen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ensuite, les traités de l'OMPI ne doivent pas être considérés comme immuables.
Lors de leur rédaction, la protection juridique des mesures techniques de
protection avait été réclamée et obtenue par les États-Unis, malgré les
craintes de nombreux autres états. D'une manière générale, nous considérons que
les instances internationales (OMPI, mais aussi OMC, FMI, Banque Mondiale, ...
) doivent être refondé de manière démocratique, et les traités internationaux
rédigés par ces instances internationales (dont ceux de l'OMPI, mais aussi les
AGCS, ... ) doivent être renégociés dans le cadre de ces nouvelles instances
démocratiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
7&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Question 7b : Pensez-vous que, quoi qu'il en soit, il faut abroger rapidement
le titre 1er de la loi DADVSI? Si oui, au regard des termes actuels du débat,
quels seraient selon vous les axes majeurs qui devraient guider une nouvelle
transposition? Partagez-vous notamment l'idée que les dispositions existantes
en droit français avant la loi DADVSI, telles que celles relatives à la
contrefaçon, à la fraude informatique, à la concurrence déloyale et au
parasitisme, offrait déjà un arsenal répressif suffisant et conforme aux
obligations fixées par la directive?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui, nous pensons qu'il faut abroger rapidement le titre 1er de la loi DADVSI,
et que les dispositions existantes en droit français avant la loi DADVSI
offraient déjà un arsenal répressif suffisant et conforme aux obligations
fixées par la directive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La loi DADVSI transpose en droit français la directive 200lj29CE. Cette loi a
été adopté selon une procédure d'urgence, et elle est loin d'être claire. Cette
loi pose des problèmes similaires à ceux évoqués à la question 7a, et en
particulier vis-à-vis du logiciel libre. Nous proposons donc d'abroger la loi
DADVSI.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Question 7c : Pensez-vous qu'il faille abroger les articles issus des
amendements dits Vivendi qui n'étaient pas requis par la directive et ne plus y
revenir?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces amendements &amp;quot;Vivendi&amp;quot; ont été adoptés dans des conditions scandaleuses,
sous la pression de Vivendi-Univers al. Ils concernent la criminalisation de la
création et de la mise à disposition de logiciels d'échanges de fichiers. Les
restrictions apportés à ces amendements sont notablement insuffisants. Enfin,
ces amendements paraissent difficiles à mettre en oeuvre: les termes
&amp;quot;sciemment&amp;quot; ou &amp;quot;manifestement&amp;quot; sont juridiquement vide de sens, et le verbe
&amp;quot;éditer&amp;quot; est difficile à interpréter dans le cas de logiciels libres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
8 Projet de directive IPRED II&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Question 8 : Pensez-vous que la France devrait s'opposer au projet de directive
européenne IPRED II, qui pour paraphraser Phillipe Aigrain, auteur du livre
Cause Commune, constitue dans le champ juridique le strict équivalent des
guerres préventives dans le champ straté­gique ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le projet de directive européenne IPRED II vise entre autre à créer un délit
d'incitation à la contrefaçon ou au piratage. La mise à disposition de
logiciels permettant des actes de piratage ou de contourne ment de mesures
techniques de protection, est notamment considérée comme une &amp;quot;incitation&amp;quot; au
piratage. Cependant, dans certaines circonstances, il est nécessaire d'utiliser
des logiciels pour casser les mesures techniques de protection pour accéder à
une oeuvre pourtant légalement acquise (c'est le cas pour lire un DVD protégé
avec des logiciels libres sous GNUjLinux, par exemple). C'est en particulier le
cas pour que les bibliothèques puissent assumer leurs missions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ajoutons que les accords internationaux (ADPIC) n'impose de considérer comme
délit que les actes délibérés de contre­façon ou de piratage, et pas
l'incitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La France doit donc s'opposer au projet de directive IPRED II, et si le projet
passe, essayer de limiter sa porté au maximum. Enfin, l'élaboration même de ce
projet de directive se fait dans des conditions peu démocratique, et cela
concerne aussi beaucoup d'autres directives européennes. Il convient donc de
&amp;quot;démocratiser&amp;quot; l'Europe, et notamment de donner plus de pouvoir aux citoyens et
aux parlementaires (qui sont directement élus par les citoyens).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
9 Vente liée ordinateur/logiciels&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Question 9a : Pensez-vous que le consommateur devrait pouvoir payer uniquement
le prix de son ordinateur s'il le désire lors de l'achat, au lieu de payer le
lot ordinateur jlogiciels et de devoir ensuite demander le remboursement des
logiciels auprès du constructeur? Si oui, quels moyens doivent être mis en
oeuvre pour que ce principe devienne réalité?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ordinateur et les logiciels fonctionnant dessus constituent clairement deux
produits distincts, la meilleure preuve étant que les logiciels en question
sont aussi vendus ou diffusés séparément. Cela est vrai non seulement pour les
logiciels applicatifs, mais aussi pour les systèmes d'exploitation. La
quasi-totalité des ordinateurs existants aujourd'hui sont capables de faire
tourner plusieurs systèmes d'exploitations différents, et un même système
d'exploitation peut tourner sur plusieurs ordinateurs ou architectures
différents. Par ailleurs, le choix des logiciels vendus avec les ordinateurs
est réalisé d'une manière obscure, dans laquelle le consommateur n'a pas son
mot à dire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une personne peut donc vouloir acheter un ordinateur sans tout ou partie des
logiciels vendus avec: par exemple, elle souhaite utiliser l'ordinateur avec
d'autres logiciels que ceux proposés, ou bien elle possède déjà une licence
pour un logiciel, et ne souhaite pas en acquérir une seconde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
8&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réglementation actuelle (code français de la consommation) interdit la vente
liée de deux produits. Conformément à cette réglementation, nous pensons que le
consommateur doit pouvoir acheter l'ordinateur indépendamment de ses logiciels.
Le principal moyen de mise en oeuvre est simplement d'arrêter l'hypocrisie
actuelle! Pour cela, nous proposons de mettre en place un contrôle citoyen de
toutes les instances publiques, DGCCRF inclus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque le consommateur n'achète que la partie &amp;quot;ordinateur&amp;quot;, seule cette partie
doit être payé; il ne s'agit pas &amp;quot;d'obtenir le remboursement des logiciels
auprès du constructeur&amp;quot;. Bien entendu, les logiciels ne seront pas fournis au
consommateur, ou alors ceux-ci pourront être inactivés par un procédé
technique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les licences des logiciels achetés avec l'ordinateur devront être accessibles
au consommateur avant qu'il prennent la décision d'acheter ou non ces
logiciels, par exemple sur simple demande au vendeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Question 9b : Pensez-vous que la DGCCRF devrait sanctionner les distributeurs
d'ordina­teurs qui n'affichent pas le prix des logiciels séparément du prix de
l'ordinateur?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pouvoir acheter séparément l'ordinateur et ses logiciels nécessite un
étiquetage rigoureux en ce qui concerne le prix de chaque composante (matériel,
logiciel, ... ). La réglementation est claire sur ce point, et il est donc
normal de sanctionner les distributeurs qui ne l'appliquent pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs la différence entre le prix des logiciels vendus avec un
ordinateur (licence OEM) et le prix des logiciels seuls apparaît anormale et
injustifiée, sinon par des pratiques obscures telles que les &amp;quot;marges arrières&amp;quot;.
Ces pratiques, qui causent des problèmes dans d'autres domaines comme les
produits agricoles, devront être supprimées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
10 Recours collectif&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Question 10 : Êtes-vous favorable à l'instauration d'un dispositif comparable
au recours collectif décrit dans la proposition de loi n °3055 ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le recours collectif apparaît nécessaire pour régler des litiges qui concernent
un nombre important de personnes, qui portent sur des aspects techniques et
donc difficiles à appréhender pour des non-spécialistes, et j ou qui sont des
litiges où le préjudice reste limité à l'échelle individuelle. Le cas de la
vente liée d'ordinateur et de logiciel est un exemple, mais la création d'un
dispositif de recours collectifs ne peut pas être envisagée seulement sous
l'angle des nouvelles technologies ou de la vente liée!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe bien d'autres situations où le recours collectif fait défaut en
France, notamment dans les domaines environne­mentaux ou sanitaires, qui nous
tiennent à coeur. L'amiante ou la contamination de champs non-OGM par des OGM
sont des exemples. Le recours collectif existe déjà dans d'autres pays, comme
les États-Unis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour toutes ces raisons, nous sommes favorables au recours collectif.
L'instauration d'un tel dispositif devra bien sûr prévoir les garde-fous
nécessaires pour éviter les abus ou les dérives, et notamment contre le risque
d'aboutir, en cas de condamnation, à une compensation insuffisante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il Informatique dite &amp;quot;de confiance&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Question Il : De plus en plus, l'abandon du contrôle de son ordinateur
personnel, et notam­ment de son droit au contrôle de l'accès à ses données
personnelles, devient un pré-requis pour pouvoir accéder à des données
numériques protégées par le droit d'auteur. Un tel principe est-il selon vous
acceptable et quel doit être la réponse du législateur face à cette &amp;quot;tendance
du marché&amp;quot;?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Non, un tel principe n'est pas acceptable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&amp;quot;'informatique de confiance&amp;quot;, appellation floue et trompeuse, consiste à
déléguer à un &amp;quot;tiers de confiance&amp;quot; la gestion de la sécurité ou des données
personnelles. Cela inclut notamment la TCPA (Trusted Computing Platform
Alliance, Plateforme d'Alliance pour une Informatique de Confiance), et un tel
système est intégré à Windows Vista. Nous utiliserons ici le terme
&amp;quot;informatique déloyale&amp;quot;, proposé par Richard M. Stallman (http :j&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le problème ne réside pas tant dans le fait de déléguer certaines tâches liées
à la sécurité, que dans le caractère obligatoire et incontournable de cette
délégation. En retirant à l'utilisateur le contrôle de ses données,
l&amp;quot;'informatique déloyale&amp;quot; peut être responsable de problèmes graves au niveau
de la défense du pays (l'état devant déléguer à une entreprise la gestion de la
sécurité des documents secrets), mais aussi au niveau de la protection de la
vie privée de chacun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un amendement avait été proposé à l'assemblée (amendement dit &amp;quot;SGDN&amp;quot;),
obligeant les distributeurs de ce type de systèmes à fournir certaines
informations au secrétariat général de la défense nationale. Cet amendement
n'est ni satisfaisant, ni suffisant. D'une part, ce n'est pas à la défense
nationale de gérer l'accès de nos données personnelles. D'autre part, chaque
utilisateur doit pouvoir contrôler lui-même son ordinateur et ses données
personnelles s'il le désire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La loi Informatique et Libertés donne à chacun un droit de regard et de
modification sur les données personnelles le concernant dans n'importe quel
fichier. Selon nous, l&amp;quot;'informatique déloyale&amp;quot; va à l'encontre de ce principe
(voir aussi&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
9&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.cniLfr/index.php&amp;quot;?id=1401 : &amp;quot;Une bi-clé au sens de la cryptographie
asymétrique (dénommée Endorsement Key ou EK) est contenue dans le module TPM
dont la partie publique peut être partagée entre l'utilisateur, le propriétaire
de droits et/ou un intermédiaire et donc être devenir une donnée indirectement
nominative au sens de la CNIL.&amp;quot;). Rappelons cependant que la CNIL est
actuellement en situation de &amp;quot;quasi-cessation de paiement&amp;quot; et est donc
difficilement à même d'accomplir sa tâche. Nous considérons qu'un tel organisme
devrait recevoir de l'état une dotation suffisante pour accomplir pleinement sa
mission.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre réponse face à cette &amp;quot;tendance du marché&amp;quot; (et qui, encore une fois, ne
peut pas se limiter au seul niveau législatif) consiste tout d'abord à abroger
les lois en vigueur sur la question (loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la
confiance dans l'économie numérique, directive n° 2000/31/CE du Parlement et du
Conseil du 8 juin 2000 relative à certains aspects juridiques des services de
la société de l'information et notamment du commerce électronique, dans le
marché intérieur, ... ).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ensuite, il s'agit simplement à appliquer strictement la loi Informatique et
Libertés. En particulier, lorsqu'un système de type &amp;quot;informatique déloyale&amp;quot; est
présent, l'utilisateur doit systématiquement pouvoir le désactiver, et passer
outre le système. Par exemple, lorsqu'un tel système considère que l'accès à
tel fichier est interdit, l'utilisateur doit pouvoir, par exemple en cliquant
sur un bouton dans une boîte de dialogue, débloquer cet accès.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
12 Administration électronique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Question 12a : Pensez-vous qu'il faut imposer aux administrations,
collectivités territoriales et établissements publics d'utiliser, dans la
mesure du possible, des standards ouverts?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les standards ouverts présentent de nombreux avantages pour les
administrations, collectivités territoriales et établis­sements publics.
Premièrement, les standards ouverts garantissent la pérennité des données. Cela
est important car les administrations doivent souvent garder des données sur de
longues périodes, voire éternellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deuxièmement, les standards ouverts facilitent les échanges et interactions
entre logiciels. (voir réponse suivante pour les modalités de mise en
oeuvre)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Question 12b : Pensez-vous qu'il faut imposer aux administrations,
collectivités territoriales et établissements publics d'utiliser, dans la
mesure du possible, des logiciels libres?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les logiciels libres présentent de nombreux avantages pour les administrations,
collectivités territoriales et établissements publics. Premièrement, les
logiciels libres favorisent l'indépendance nationale puisqu'il n'appartiennent
pas &amp;quot;en propre&amp;quot; à une entreprise. Il est possible de vérifier le fonctionnement
du logiciel, et notamment l'absence de problème de sécurité. Dans un logiciel
libre, il est en effet possible de corriger les erreurs sans dépendre de la
bonne volonté d'un fournisseur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deuxièmement, les logiciels libres favorisent le développement local, et la
création d'emploi en France, alors que les logiciels les plus utilisés
actuellement (Windows, Word, ... ) appartiennent tous à une même firme
transnationale d'origine étatsunienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Troisièmement, les logiciels libres peuvent être adaptés en fonction des
besoins ou des particularités nationales ou régionales (traduction en français,
breton, basque, corse, occitan, créole, ... , changement de monnaie, changement
d'heure, convention d'interface utilisateur différente, plateforme informatique
nouvelle ou &amp;quot;exotique&amp;quot;, ... ).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quatrièmement, les logiciels libres peuvent aussi présenter un avantage
économique : le prîx des licences est nul; en revanche, un investissement
important devra être réalisé pour la formation et la migration. Cependant, cet
investissement sera récupéré dans une perspective de long terme. L'absence de
coût de licence est aussi important pour permettre un accès au logiciel à tous
les citoyens, y-compris ceux qui ne pourraient pas assumer le coût des
licences.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, les logiciels libres mis au point pour des administrations ou des
collectivités territoriales françaises peuvent être mis à disposition d'autres
administrations ou collectivités territoriales, françaises ou non, dans un
esprit de partage. Cela permet à la fois un transfert de technologie, notamment
vers les pays en voie de développement, mais aussi un partage de certaines
tâches (recherche et correction de bogues, ... ).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'utilisation de logiciel libre doit aller de pair avec celle de standard
ouvert. Cependant, s'il faut choisir, l'utilisation de logiciel libre doit être
prioritaire sur l'utilisation de standard ouvert. En effet, la mise à
disposition du code source est déjà une manière de documenter et &amp;quot;d'ouvrir&amp;quot; les
formats de données utilisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La mise en oeuvre des standards ouvert et des logiciels libres dans les
administrations, collectivités territoriales et éta­blissements publics ne peut
bien évidemment pas être immédiat, même si elle doit être la plus rapide
possible. Elle devra d'abord reposer sur un solide volet de formation du
personnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les systèmes informatiques sont mis à jour au cours de &amp;quot;migration&amp;quot; de l'ancien
système vers un nouveau système; ces migrations ont lieu régulièrement,
généralement tous les 3-4 ans (mais cela peut être beaucoup plus dans des
situations spécifiques, lorsqu'une grande stabilité est requise). Nous
proposons de n'autoriser que les migrations vers des logiciels libres utilisant
des standards ouverts, lorsque des logiciels satisfaisants existent. Enfin, il
faudra fixer une date limite au-delà de laquelle toute l'administration, les
collectivités territoriales et les établissements publics devront avoir migré
vers des logiciels libres et des standards ouverts par exemple en 2010.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
10&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S'il n'existe pas de tels logiciels, il faudra entreprendre au plus vite la
conception d'un logiciel libre utilisant des standards ouverts, ou adapter les
logiciels libres déjà existants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les établissements publics ne devront pas seulement utiliser des logiciels
libres, mais aussi en produire, notamment en ce qui concerne les établissements
de recherche ou les universités. Nous proposons donc que tous les logiciels
financés sur fond public soit des logiciels libres. De même, les articles
scientifiques issus de recherche financés sur fond public devront être
publiquement disponibles au plus tard 6 mois après leur parution, et les
logiciels financés sur fond public devront être disponible sous des licences
libres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, nous proposons la création d'un service public du logiciel libre,
destiné à la conception et à la maintenance des logiciels libres et des
standards ouverts utilisés dans l'administration, les collectivités
territoriales et les établissements publics. En effet, le &amp;quot;modèle&amp;quot; actuel
consistant à déléguer la conception et la maintenance des logiciels à des
entreprises privés (SSII) ne paraît pas le plus pérenne, tant du point de vue
des logiciels développés que des emplois concernés. Le service public que nous
proposons pourrait être créé par la nationalisation de plusieurs petits
entreprises et / ou l'embauche de personnel compétent. Il permettra en
particulier de financer le développement de logiciels nécessaires mais pas
forcément rentables (par exemple ceux destinés aux personnes handicapés).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Question 12c : Pensez-vous que la publication du décret relatif au Référentiel
Général d'In­teropérabilité (RGI) et à sa mise en oeuvre soient une
priorité?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Référentiel Général d'Interopérabilité (RGI) fixe les règles techniques
permettant d'assurer l'interopérabilité des sys­tèmes d'information, et prévoit
notamment d'imposer l'utilisation de standards ouverts en bureautique. Un tel
référentiel est nécessaire, cependant le référentiel actuel nécessite d'être
mis à jour et amélioré sur certains points techniques (par exemple UDDI est
&amp;quot;mort&amp;quot; depuis longtemps) avant d'être publié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parce qu'il sert de guide aux responsables informatique des administrations, un
tel référentiel est un outil pour permettre le passage aux logiciels libres et
aux formats ouverts tels qu'ils ont été décrits précédemment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
13 Campagne d'information et neutralité scolaire&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Question 13a : Pensez-vous que la distribution de guides comme ceux distribués
pendant l'opération Tour de France des Collèges 2005 et l'opération &amp;quot;Internet +
Sûr&amp;quot; s'inscrivaient dans le principe de neutralité scolaire?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Non.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rappelons que ce guide a été nominé au &amp;quot;Big Brother Awards France&amp;quot; en
2005.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Premièrement, le guide en question met en avant une série de &amp;quot;partenaires&amp;quot;
(dont Microsoft, HP, Apple, ... ) qui sont des entreprises. Des
&amp;quot;publi-informations&amp;quot; en provenance de ces partenaires figurent dans le guide,
et ne devraient pas y avoir leur place. Il semblerait que ces partenaires aient
financé au moins en partie le guide, en échange d'espace publicitaire à
l'intérieur. Nous rappelons que la publicité est interdite à l'école.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deuxièmement, le contenu même du guide prête à confusion. Par exemple, lorsque
le guide affirme &amp;quot;télécharger la musique de tes groupes préférés grâce à un
réseau d'échanges P2P (Kazaa, LimeWire) est considéré comme une infraction&amp;quot;,
cela est faux. En effet, le téléchargement via P2P est parfaitement légal dans
le cas de musiques libres, ce que le guide ne précise pas. Au contraire,
l'école devrait encourager les pratiques de collaborations et de réseaux
décentralisés, qui pourraient être l'avenir des technologies de la
communication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, sur l'internet comme sur d'autre sujet, l'école n'a pas pour objectif de
faire de &amp;quot;l'information&amp;quot; mais de la formation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est pourquoi, au lieu de distribuer ce type de guides, nous proposons
l'enseignement systématique de l'informatique (voir réponse à la question
14).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Question 13b : Etes-vous favorable à plus de rigueur dans l'application du
principe de neu­tralité scolaire que ce qui a été observé jusqu'à
présent?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cas du guide évoqué à la question précédente n'est pas isolé (voir par
exemple le guide &amp;quot;net-attitude&amp;quot; distribué en 2005,
http://www.odebi.org/new2j&amp;quot;?p=61). Dans d'autres pays, comme les États-Unis, la
publicité a littéralement envahi les écoles, . Ce problème est d'autant plus
important que le public visé par ces publicités est jeune, et donc pas
forcément à même de &amp;quot;se défendre&amp;quot; contre la publicité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réglementation actuelle interdit la publicité à l'école; elle a cependant
été partiellement remise en cause par la circulaire du 28 mars 2001 (de Jack
Lang). Nous souhaitons le retour à l'interdiction totale de la publicité à
l'école, à appliquer de manière rigoureuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la publicité entre à l'école, c'est aussi parce qu'elle est un moyen de
financer le système éducatif. Maintenir l'école hors de porté de la publicité
nécessite bien sûr de faire en sorte que les écoles ou l'éducation national
n'aient pas besoin de s'abaisser à ce genre de pratiques pour boucler leur
budget, et donc de donner des moyens supplémentaires à l'éducation, sur fond
public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
11&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'une manière plus générale, l'expansion de la publicité pose des problèmes
tant écologiques que culturels et sociétaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de la régulation et de la réglementation de la publicité doit être
posée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
14 Enseignement de l'informatique et logiciels libres dans l'éducation&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Question 14a : Êtes-vous favorable à ce que l'informatique soit une composante
à part entière de la culture générale scolaire de tous les élèves sous la forme
notamment d'un enseignement d'une discipline scientifique et technique au
lycée?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au même titre que savoir lire, écrire ou compter, l'informatique devient une
nécessité dans la vie de tous les jours, par exemple pour communiquer, pour
rechercher un itinéraire, mais aussi pour comprendre les enjeux de
l'informatisation de la société (fichage, virus, informatique et liberté, ...
). De plus, l'informatique est très souvent nécessaire dans la vie
professionnelle. Cependant, nous ne sommes pas tous égaux devant
l'informatique, notamment à cause des capacités et motivations de chacun mais
aussi du prix des machines et de l'existence ou non de personnes compétentes
autour de soi. C'est la fracture numérique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Assurer l'égalité dans l'accès aux connaissances a toujours fait parti des
objectifs de l'école républicaine, et à ce titre l'enseignement de
l'informatique au lycée est nécessaire. Cet enseignement doit être traité comme
une matière à part entière, et pas comme une &amp;quot;sous-partie&amp;quot; de l'enseignement
des mathématiques ou de la physique. En effet, les méthodes mises en oeuvre, si
elles font parfois appel aux mathématiques, sont différentes. De même, la
culture informatique n'est pas la culture mathématique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous proposons donc la création d'une discipline informatique au lycée, avec au
moins 2h d'enseignement par semaine, et la création d'options &amp;quot;informatique
avancée&amp;quot; en première et/ou en terminal, adaptées aux différentes sections
scientifiques et littéraires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette discipline devenant une discipline à part entière, il s'appliquera à
celle-ci les mêmes modalités de vie que pour les autres disciplines:
élaboration des programmes, formation initiale et continue des enseignants, ...
Cette nouvelle discipline sera présente lors de l'examen du baccalauréat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La création de cette discipline donnera lieu au recrutement de personnels
compétents, tant pour l'enseignement que pour l'administration des salles
machines nécessaires. Les enseignants de cette discipline informatique devront
faire l'objet d'un plan de formation au niveau CAPES et de l'Agrégation pour
aboutir à la fin de la législature à ce que tous les lycées aient cet
enseignement en place.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien entendu, l'enseignement de l'informatique ne doit pas se limiter au lycée,
mais doit aussi être présent dès l'école primaire et le collège (culture
générale, maniement de l'ordinateur, internet), et, selon les orientations
choisies, se poursuivre dans l'enseignement supérieur. Commencer l'enseignement
de l'informatique très tôt est nécessaire pour éviter que la fracture numérique
se forme au sein des nouvelles générations, et que celle-ci ne conduise à une
très grande hétérogénéité de niveau, rendant par la suite l'enseignement de
l'informatique extrêmement difficile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Question 14b : Êtes-vous favorable à ce que les élèves soient formés non pas à
une gamme de produits (e.g. la suite Microsoft Office) mais à des catégories
d'outils (e.g. traitement de texte, tableur, logiciels de présentation ... )
?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'objectif n'est pas de former l'élève à des logiciels, mais aux tâches qu'ils
lui permettent d'effectuer (par exemple rédiger un compte-rendu de TP,
participer à une liste de discussion, réaliser une présentation pour un exposé,
... ). Il existe souvent plusieurs moyens d'accomplir ces tâches, et, sur le
plan pédagogique, il est intéressant d'en présenter plusieurs lors de la
formation (deux traitements de texte différents, par exemple). Cela permet de
faciliter la compréhension &amp;quot;en profondeur&amp;quot; des concepts manipulés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a plusieurs raison de ne pas former les élèves à des logiciels
spécifiques:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Premièrement, un élève ou un étudiant peut avoir à utiliser des logiciels
différents à l'école, chez lui, lors de stages professionnels, et, par la
suite, au travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deuxièmement, les logiciels évoluent et changent très rapidement. Certains
tombent en désuétude, et les élèves formés exclusivement à l'usage d'un seul
logiciel se trouveront alors handicapés. Ils auront plus de difficultés à
s'adapter aux nouveaux logiciels. Au contraire, les élèves formés à des
catégories de logiciels et à des fonctions génériques seront plus à même de
s'adapter, car ils retrouveront des éléments déjà connus dans les nouveaux
logiciels (par exemple la notion de copier-coller est présente dans de nombreux
logiciels). De même, les préférences, les options et les menus, sont des
fonctions propres à chaque logiciel qui permettent d'adapter le logiciel à ses
besoins; aussi pour être rapidement efficace, il faut avoir manipulé ces
fonctions de nombreuses fois avant de rentrer dans la vie
professionnelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À titre d'exemple, GNU-Linux apparaît aujourd'hui comme une alternative à
Windows à la fois plus stable, plus sécurisée, plus crédible et intéressante
sur de nombreux points. Cependant, le &amp;quot;basculement&amp;quot; vers GNU-Linux est freiné
du fait que la plupart des gens sont formés uniquement à l'usage de Windows. Le
nouveau &amp;quot;Vista&amp;quot; de Microsoft, par exemple, va nécessiter de manière inutile un
matériel onéreux et parfois même mal adapté; et beaucoup d'entre eux seront
contraints de faire le choix d'un autre système d'exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
12&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Troisièmement, pour garantir aux enseignants le contrôle du contenu des savoirs
à transmettre et leur indépendance dans les choix des logiciels à utiliser, il
est nécessaire que les programmes scolaires n'imposent pas de logiciel
précis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Question 14c : Partagez-vous cette vision que les logiciels libres et les
ressources libres sont en phase avec les missions du système éducatif et la
culture enseignante de diffusion et d'appropriation par tous de la connaissance
et des savoirs? Si oui, comment voyez-vous votre engagement et ses modalités?
Par exemple en matière: d'environnements numériques de travail libres (ENT)
prenant toute leur place dans les écoles et les établissements scolaires, d'un
poste de travail pour les élèves et les enseignants qui soit globalement
vraiment pluraliste et divers, de ressources pédagogiques libres, &amp;quot;acteur à
part entière&amp;quot; d'un univers éditorial qui évolue sous l'influence de
l'ordinateur et d'Internet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'une des missions de l'école républicaine est de diffuser la connaissance et
le savoir le plus largement possible. Les logiciels et ressources libres
permettent d'attendre cet objectif pour les raisons suivantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Premièrement, les sources des logiciels libres sont disponibles, ce qui permet
de comprendre le fonctionnement du logiciel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa modification est aussi permise, ce qui est utile par exemple à des fins
d'expérimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deuxièmement, les logiciels et ressources libres peuvent être librement
distribués aux élèves, ce qui, s'il possède le matériel adéquat, leur garantit
la possibilité d'utiliser les logiciels et ressources utilisés à l'école chez
eux. Au contraire, le coût de certains logiciels propriétaires est un handicap
pour les élèves peu fortunés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, l'utilisation de logiciels et de ressources libres participe à
l'indépendance nationale. En particulier, la possibilité de modifier les
logiciels ou ressources libres permet de réaliser facilement des versions
françaises (ou bretonnes, basques, corses, occitanes, créoles, ... ) de ces
logiciels ou ressources.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les postes de travail en milieu scolaire doivent disposer de plusieurs
logiciels de chaque type (plusieurs traitements de texte, par exemple).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains logiciels ou ressources libres sont réalisés et / ou maintenus par des
enseignants. Lorsque ces produits sont de qualité et que l'existant est
insuffisant, une forme de rémunération doit être envisagée, par exemple sous
forme de décharge horaire. Le service public du logiciel libre (voir réponse
12) pourra aussi réaliser des logiciels ou ressources libres pour l'éducation,
en particulier pour des logiciels que peuvent difficilement réaliser les
enseignant eux-mêmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant les ENT le service public du logiciel libre sera chargé d'élaborer
des ENT libres correspondants aux besoins identifiés du service public
d'enseignement, en relation avec les enseignants, les personnels de vie
scolaire, les chefs d'établis­sement et leurs organisations syndicales. Le
service public du logiciel libre sera chargé d'assurer le suivi de ces ENT et
leur évolution. Il sera aussi chargé d'engager avec les IUFM les formations des
personnels à l'utilisation des logiciels libres briques des ENT.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant les ressources et logiciels produits par les services du Ministère
de l'Education Nationale ils seront dotés de licence libre et mis gratuitement
à disposition des établissements scolaires: exemple logiciel BCDI et ses fiches
documentaires&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La migration vers les logiciels libres ne peut pas être immédiate; en
particulier il est nécessaire d'assurer au préalable la formation et / ou le
recrutement du personnel. La migration doit cependant être la plus rapide
possible. Nous proposons que toute migration future ait lieu obligatoirement
vers des logiciels libres, dans la mesure où il existe des logiciels libres
répondant au besoin. S'il n'en existe pas, le développement de logiciels libres
appropriés doit être initié, par le service public du logiciel libre si
nécessaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
15 Questions subsidiaires&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Très brièvement, notre position sur quelques points absents du
questionnaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Question subsidiaire 1 : régulation du net : quel est votre avis sur la
commission administra­tive souhaitée par le gouvernement?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le champ d'intervention de cette commission est beaucoup trop large et fait
peser un risque de censure. De plus la composition de cette commission est
clairement déséquilibrée. Nous sommes donc opposé à cette commission telle
qu'elle est souhaitée par le gouvernement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Question subsidiaire 2 : quel est votre avis sur la loi Sarkozy qui en
particulier interdit aux citoyens de diffuser sur le net des vidéos montrant de
la violence?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sous couvert de s'attaquer à des comportements anti-sociaux, la formulation
trop large de cette loi fait peser un risque important sur la liberté
d'expression, et notamment sur la capacité des citoyens à rapporter les
événements parfois violents qui se déroulent sous leurs yeux. Nous y sommes
donc opposé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
13&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Question subsidiaire 3 : quel est votre position sur les ordinateurs de
vote?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous sommes opposés aux ordinateurs de vote et aux machines à voter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
16 Notre position par rapport aux propositions de Candidats.fr&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Soutien de la France aux États et ONG travaillant à la réforme de l'OMPI et à
l'adoption d'un traité sur l'accès aux connaissances et aux techniques&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous nous engageons sur cette proposition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Défense par la France de positions claires en matière de réforme du système
européen des brevets : refus de l'extension du champ du brevetable, mise en
place d'un contrôle poli­tique des offices de brevets, limitation de leur
mission au seul enregistrement, introduction d'un principe pollueur/payeur,
coopération judiciaire décentralisée mise en place de manière similaire à celle
instituée par le programme de La Haye&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous nous engageons sur cette proposition, à l'exception de la limitation de la
mission des offices de brevet au seul enregistrement des brevets. Nous pensons
que le jugement d'inventivité et les recherches d'antériorité doivent être
réalisé par l'administration publique pour être fiable, et pas privatisés au
profit d'entreprises privées (voir réponse à la question 3b).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Opposition de la France au projet de directive IPRED II, strict équivalent dans
le champ juridique des guerres préventives dans le champ stratégique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous nous engageons sur cette proposition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Demande de révision rapide de la directive 2001/29CE avec en tête la protection
des droits des publics, et de la libre concurrence face aux dommages
économiques et sociaux des mesures techniques et de la protection juridique
associée&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous nous engageons sur cette proposition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Politique volontariste de migration de l'administration, des collectivités
territoriales et des établissements publics vers les logiciels libres, tout
particulièrement dans l'Éducation&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous nous engageons sur cette proposition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Abrogation du titre 1er de la loi DADVSI&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous nous engageons sur cette proposition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Projet de loi reconnaissant explicitement un droit à l'interopérabilité et
créant les conditions de son exercice en toute sécurité juridique, y compris
pour les auteurs de logiciels libres&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous nous engageons sur cette proposition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Projet de loi permettant les recours collectifs de façon comparable à la
proposition de loi n °3055&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous nous engageons sur cette proposition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Publication rapide du Référentiel Général d'Interopérabilité (RGI)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous nous engageons sur cette proposition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conclusion&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous tenons à rappeler que les promesses n'engagent que ceux qui y croient, et
que, par le passé, certains candidats ont déjà tenu des propos favorables aux
logiciels libres, notamment sur la question des brevets logiciels, sans que
cela se traduise en action une fois élu. Nous pensons que José Bové est un bon
candidat pour le &amp;quot;libre&amp;quot;, par son engagement en faveur du logiciel libre via la
présente lettre, par la force de ses convictions qui l'ont conduit à aller en
prison pour ses idées, et par sa capacité à travailler en phase avec le monde
associatif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
14&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Signatures&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rédigé par le collectif &amp;quot;Logiciel Libre et José Bové&amp;quot; (email:
discutons-llbove@lists.tuxfamily.org), composé de militants associatifs,
syndicaux et / ou politiques, altermondialistes, féministes, antiracistes,
communistes, écologistes, anar­chistes, ... , encartés ou non, et militants du
logiciel libre,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la candidature collective de José Bové, candidat à l'élection
présidentielle française de 2007,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
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